Ces derniers, réunis lundi en assemblée générale, ont massivement voté la grève. En cause notamment: les suppressions de postes et les modifications du statut des enseignants-chercheurs. Dans la motion votée hier, l'assemblée générale demande même l'abrogation totale des réformes de la loi Pécresse.
Sur les 300 personnes amassées dans l'amphi, la poignée d'étudiants présents n'a pas officiellement décidé de rejoindre le mouvement. «C'est assez inédit: les enseignants se mobilisent avant les étudiants», remarque un professeur du Mirail. Et pour Enrique Fraga, du syndicat SUD-Education, les professeurs ne peuvent pas «se battre seuls». Le soutien estudiantin pourrait bien arriver dans la semaine. Des assemblées générales et des réunions d'information sont organisées dans les trois facultés jusqu'à mercredi. «Au Mirail, les étudiants sont déjà mobilisés et en grève depuis une semaine. En revanche, à Rangueil et à l'Arsenal, la mobilisation met plus de temps à démarrer», confirme Ludivine Labbé, la présidente toulousaine de l'Unef (gauche). A l'instar des professeurs, le syndicat étudiant dénonce la suppression des postes dans l'enseignement supérieur. «S'il y a moins de professeurs, la qualité des enseignements délivrés va en pâtir. Nous soutenons pleinement leurs actions», estime Ludivine Labbé. A contrario, l'Uni, syndicat étudiant de droite, demande «la réquisition» des notes du premier semestre par les présidents des facs. Elles sont retenus pour l'heure par certains enseignants.