Deux cents étudiants et enseignants-chercheurs se sont retrouvés lundi midi sur la place Kléber. Une assemblée générale a suivi le rassemblement, à 14h au Patio (esplanade). D'une capacité de 800 places, l'amphi affichait complet. L'objectif était de décider des actions à mener jeudi, lors de l'inauguration de l'UDS par la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Une manifestation est prévue.
En toile de fond de cette grève reconductible, la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Parmi les éléments contestés : la mise en place d'«un système d'évaluation particulièrement opaque», selon Sandra Boehringer, professeur d'histoire ancienne. Pour beaucoup, cette réforme est la goutte d'eau qui fait déborder un vase déjà bien plein. Elle vient s'ajouter à la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) qui met, notamment, les moyens alloués aux établissements en rapport avec leurs résultats. Par exemple, le taux d'insertion professionnelle de leurs étudiants. La communauté universitaire craint que cette disposition n'entraîne une « marchandisation » de l'enseignement. La coordination nationale a appelé hier à une grève illimitée dans toutes les universités et à une journée de manifestation commune, le mardi 10 février.