ECONOMIE - Ce projet de 819 milliards de dollars a été adopté la semaine dernière par la Chambre des représentants, sans aucune voix républicaine...
Il veut passer au-dessus des clivages partisans.
Barack Obama a appelé ce lundi le Congrès américain à ne pas laisser de «modestes» divergences retarder l'adoption d'un gigantesque plan de relance de l'économie américaine.
Le président américain s'exprimait depuis le Bureau ovale avant que le Sénat ne reprenne le débat sur un plan censé relancer l'économie et sauver ou créer trois à quatre millions d'emplois.
Ralliement
Obama essaie de rallier le soutien le plus large à ce plan, non seulement de la part de ses alliés démocrates, majoritaires dans les deux chambres, mais aussi de ses adversaires républicains.
«Il y a une chose que nous ne pouvons pas faire, c'est laisser des divergences très modestes empêcher que le plan dans son ensemble n'aille rapidement de l'avant», a expliqué Obama.
Un peu plus tôt dans la journée, le candidat malheureux à l'élection présidentielle américaine, John McCain, a demandé à Obama la modification de son plan, insistant pour qu'il «négocie réellement» une nouvelle version avec les républicains.
Négociations
«Il est désormais temps de s'asseoir et de négocier réellement, ce que nous n'avons pas fait jusqu'à présent», a déclaré McCain. «Nous devons avoir comme objectif plus de déductions fiscales et moins de dépenses. Mais nous pouvons négocier». La minorité républicaine du Sénat a haussé le ton dimanche, menaçant de faire obstruction en l'absence de changements sur ces points.
«La crise a démarré par l'immobilier», a conclu McCain, «elle se terminera quand nous stabiliserons l'immobilier, les prix des logements».
Avec agence