SANTE - Un rapport se veut rassurant, mais évoque des pistes qui invitent à la méfiance...
Il y a fort à parier que vous vous promeniez toute la journée avec au moins une puce
RFID sur vous. Sur votre passe Navigo ou votre carte bancaire, ou sur l'étiquette d'un produit de consommation par exemple, puisqu'il s'agit d'un dispositif de radio-identification (Radio Frequency Identification). La bonne nouvelle, c'est que, selon une étude publiée ce lundi par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (
Afsset), elles n'engendrent «la plupart du temps» qu'une exposition très faible au champ électromagnétique, moins toxique qu'un téléphone portable.
Rassurant, le rapport de l'Afsset? Pas si sûr. D'abord parce que l'enquête conclut nos connaissances en la matière, «ne permettent pas à ce jour, d'établir l'existence d'un risque sanitaire lié à l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les systèmes RFID», sans pour autant l'écarter formellement. Ensuite, parce que le document fait état de certaines situations professionnelles, avec exposition continue, et à faible distance, aux émissions produites par ces puces, pour lesquelles les risques restent à évaluer.
Mouchard implanté dans le corps humain
De plus, si l'agence conclut que «les valeurs moyennes sont toujours en deçà des valeurs limites», elle note qu'il convient de «poursuivre la veille scientifique». La raison? Une possible incompatibilité avec «des dispositifs médicaux implantés», comme les pace-makers. Les experts conseillent donc de revoir les normes pour «rendre possible l'évaluation de l'exposition par des laboratoires de certification» et insistent sur la nécessité de «sensibiliser les constructeurs à la question de l'exposition des personnes».
Dernière recommandation, sans doute la plus inquiétante: «S'intéresser aux effets psychologiques potentiels liés au développement de ces technologies (...) notamment dans les cas des puces RFID implantables dans le corps humain». Un cas de figure, envisagé par les responsables du rapport, qui n'a rien de fantaisite. Après les
bracelets pour nouveaux-nés, qui les utilisent, on envisage l'emploi du mouchard pour tracer les
délinquants anglais. L'engin, en tout cas, est
déjà prêt.
>>> Et vous, vous avez confiance ou la prolifération des puces vous inquiète? Dîtes-le nous dans les commentaires ci-dessous.
Julien Ménielle