CULTURE - Le président de la République a installé officiellement cet organisme. Qu'il dirige car «ma parole est plus libre (...) C'est donc à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière», a-t-il argumenté...
On en sait (un peu) plus sur le «
Conseil pour la création artistique», une annonce surprise faite par Nicolas Sarkozy
le 13 janvier dernier. Ce lundi midi, soit quinze jours après l’annonce, le président de la République a installé officiellement ce Conseil à l'Elysée. Un Conseil qui doit être un laboratoire d'idées et «impulser un changement de culture», a-t-il expliqué dans un discours. «Je veux que ça bouge, je veux que ça change, je veux que la culture soit notre réponse à la crise économique mondiale».
Ce conseil devrait avoir «pour mission de proposer aux pouvoirs publics une nouvelle politique en faveur de la création artistique, tournée vers l’excellence, favorisant sa diffusion en France et à l’étranger»,
indique le site de l’Elysée. Dès la mi-janvier, le président avait parlé de «recentrer les aides» face à «un empilement de subventions» dans le domaine culturel. «Encourager la diversité sans égard pour la qualité, ce serait possible dans une ère d'abondance, a confirmé Nicolas Sarkozy. A l'ère de l'économie, il faut faire des choix, et des choix justes.»
Qui y fait quoi?
A la tête de ce Conseil... Nicolas Sarkozy lui-même. «Ma parole est plus libre que celui qui produit et qui doit faire attention à ce qu'il dit, a-t-il justifié. C'est donc à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière, de bousculer les choses». Marin Karmitz, 70 ans, est, lui, «délégué général». Et Christine Albanel, la ministre de la Culture? Longtemps discrète sur le sujet, elle devrait co-présider ce Conseil aux côtés de Nicolas Sarkozy. Une façon de récuser les critiques qui disaient que Marin Karmitz allait empiéter sur le rôle d’Albanel, en faisant office de ministre de la Culture bis.
Au sein de ce laboratoire, une dizaine de personnalités vont se réunir. Parmi celles-ci, on trouve:
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Dominique Hervieu, danseuse et chorégraphe, directrice du
Théâtre national de Chaillot,
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Hervé Chabalier, créateur et PDG de l'agence Capa,
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Emmanuel Ethis, professeur en sciences de l'information et de la communication, président de l'université d'Avignon,
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Henri Atlan, médecin, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et directeur du centre de recherche en biologie humaine à l'hôpital Hadassah de Jérusalem,
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Jacques Blanc, directeur du Quartz (Scène nationale de Brest),
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Laurent Bayle, directeur général de la Cité de la Musique,
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Vincent Frerebeau, fondateur du label indépendant
Tôt ou tard,
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Emmanuel Hoog, président de l'
Institut national de l'audiovisuel,
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Olivier Meyer, directeur du Théâtre de l'Ouest parisien et du Théâtre de Suresnes Jean Vilar, directeur du festival Suresnes cités danse,
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Jean Vinet, directeur du Centre des arts du cirque de Basse-Normandie,
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Laurent Le Bon, directeur du projet Centre Pompidou-Metz.
Premières pistes
Lors de son discours à l'Elysée, Nicolas
Sarkozy a lancé une première idée dont pourrait s'emparer ce labo: «
réinventer le principe des maisons de la culture»
, nées dans les années 60, pour les adapter au XXIème siècle. Il a en outre promis
que le projet de loi anti-piratage serait définitivement adopté par le Parlement d'ici à la fin mars.
AA avec agence