La liste des revendications des manifestants peut étonner tant elle est longue. Elle montre en réalité l'étendue des attentes des Guadeloupéens qui défilent depuis treize jours. Le Collectif contre l'exploitation outrancière (LKP), qui regroupe quasiment tous les syndicats, les partis politiques et les associations de l'île, avance en effet 146 revendications. Elles portent notamment sur le niveau et les conditions de vie, l'éducation, la formation, l'emploi et les libertés syndicales.
Parmi elles, « la baisse des prix de tous les produits de première nécessité et des impôts et taxes », la baisse « immédiate » de 50 centimes du prix des carburants et le gel des loyers.
Le collectif demande aussi l'augmentation d'au moins 200 euros des bas salaires, des retraites, du smic, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, le tout « afin de relancer le pouvoir d'achat ». Là-encore, ils exigent que ces mesures prennent effet immédiatement. En guise de conclusion, le dernier des 146 points exige la « résolution de tous les conflits en cours ».
Parallèlement, le collectif exige « une priorité d'embauche pour les Guadeloupéens » et « le recrutement obligatoire de Guadeloupéens dans toutes les entreprises qui bénéficient d'aides publiques ». Un refrain est d'ailleurs régulièrement chanté dans les cortèges : « La Guadeloupe, c'est notre pays, la Guadeloupe ne leur appartient pas, ils ne pourront pas en faire ce qu'ils veulent. » ■L. de C.