SOCIAL - Une grève paralyse l'île depuis le 19 janvier...
Le préfet de la Guadeloupe Nicolas Desforges a réclamé vendredi la réouverture dès lundi des stations-services de Guadeloupe, fermées depuis le 19 janvier en entraînant une pénurie de carburants rendant impossible la circulation automobile dans l'île.
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Dans une lettre aux gérants de stations-services et aux compagnies pétrolières, le préfet les appelle «solennellement» à rouvrir. Il estime, sans même évoquer l'autre conflit en cours avec le LKP et
la grève générale «contre la vie chère» commencée le 20 janvier, que «seule cette solution, guidée par l’intérêt supérieur de la Guadeloupe, est de nature à permettre rapidement le retour à une vie normale».
La concurrence en cause
Les gérants de stations-services, dont la moitié sont à l'enseigne Total (qui possède également plus de la moitié du capital de l'unique raffinerie alimentant, la SARA, les Antilles), exigent l'arrêt de toute nouvelle implantation de station-service par les trois compagnies locales de distribution qui se sont créées récemment.
Dominé par Total, notamment depuis sa fusion avec Elf, le marché insulaire de la distribution des produits pétroliers est partagé par Chevron, Exxon et Vito (ex-Shell), les trois autres actionnaires de la SARA.
Les Guadeloupéens premières victimes de ce conflit
«Je constate aujourd’hui que les Guadeloupéens sont les premières victimes de ce conflit: ils ne peuvent plus se déplacer, se rendre à leur travail ou faire leurs courses et les entreprises ne peuvent plus fonctionner et leurs salariés sont inquiets», écrit Nicolas Desforges.
Affirmant qu'il considère comme limitées les perspectives de développement du marché de la distribution de produits pétroliers, le préfet réitère sa proposition de fixer «un plafond de 121 stations services en Guadeloupe pendant les trois prochaines années», au lieu de 115 actuellement.
Avec agence