Le fond de l'air est bon pour l'extrême gauche. Dix organisations de gauche, dont le NPA d'Olivier Besancenot, le PCF, et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, soutiennent les manifestations, via un texte commun - que n'ont pas ratifié le PS et Lutte ouvrière. Pour Besancenot, c'est « une motion de censure sociale et politique » contre le gouvernement. Pas question en revanche d'y voir les prémices du « front de gauche » dont rêve Mélenchon aux élections européennes de juin. « On n'est pas réunis pour discuter d'un front électoral », affirme Besancenot. « L'idée d'un front de l'autre gauche avance », veut encore croire Mélenchon, partisan d'un débouché politique à la lutte sociale. ■