Dignitas: l'usine à suicide, entre «artisanat et travail à la chaîne» / Contributions

15 réactions à l'article
  • anis7

    ce que dit cet homme est tout à fait faux,le film de la fin de vie
    de cette personne a été diffusé sur ARTE à 1 heure tardive,je l'ai
    enregistré, cet homme est mort dans la dignité,dans 1 belle chambre
    et je n'ai pas vu de wc sale comme il est rapporté,c'est de cette façon que j'aimerais finir ma vie,si certain prefere mourir de faim
    et de soif (comme la loi Léonetti le prévoi) et mette 2 semaines à agoniser,c'est leur probléme,mais n'essayé pas de salir Dignitas qui eux vous donnent vraiment la possibilité de "partir"dignement!!quand va t'on évoluer dans ce pays!!!

  • Droit-

    Ce type de service ne doît pas être jugé sur la qualité, mais uniquement au résultat. De toute façon le client ne risque pas de se plaindre.

  • blueroger

    @ninocarlos: ou lorsque la bétise rencontre la grossiereté.

  • Totonachi

    au fond cette attaque semble l'expression d'un homme qui n'a pas accepté le choix de sa soeur.
    Quand il est question d'un suicide assisté : il n'y'a pas de contrainte , quelqu'un qui se rend en suisse pour aller vers Dignitas c'est soit quelqu'un qui veut en savoir plus , soit quelqu'un qui fait le choix d'abréger sa vie car il n'a plus d'intégrité : parfois c'est in-restaurable.
    Les soins palliatifs si je suis conscient sans soucis , si la maladie que je pourrais avoir va me rendre à l'état de bonsaï et bien je préfère le choix de dire non à cet état éventuel en accélérant les choses.
    ET bien sur dans l'hypothèse ou j'ai un truc sérieux.
    La mort est parfois une grande liberté

  • pmrb

    J'ai milité pour les soins palliatifs. Jusqu'au jour où j'ai découvert qu'après l'acharnement thérapeutique, on avait inventé l'acharnement palliatif. Non, je ne veux pas finir ma vie dépourvu de toute autonomie psychique, rendu à l'état de pauvre chose manipulée à longueur de journée par une "équipe pluridisciplinaire", et privé de la moindre liberté, même celle de dire que je ne veux plus vivre.
    Ce jour là, j'ai adhéré à DIGNITAS, parce que s'il m'arrive de vouloir abréger ma vie, je n'aurai le choix qu'entre trois solutions:
    - me pendre (40% des cas), me mettre une balle dans la tête, me noyer, me jeter par la fenëtre, ainsi que meurent 1500 français de 70 ans ou plus chaque année
    - prendre le risque de me rater en avalant tout ce que je trouve de comprimés toxiques dans ma pharmacie, comme 1000 françaises de 70 ans ou plus chaque année.
    - ou me rendre chez DIGNITAS, dans une zone industrielle sans toilettes, entouré de ceux qui m'aiment vraiment et qui l'auront souhaité, qui seront plus préoccupés par la gravité du moment que par leur envie de pisser, et que j'aurai le mieux possible préparés à ma mort.
    Voilà ce que j'ai appris en voyant mourir ma soeur, ma soeur à moi.

  • Pathrick

    L'élément positif, c'est qu'à part quelques retardés consternants qui en sont restés à l'interdiction absolue du suicide quelles que soient les circonstances (dont le pathétique M. Nabe dont on fait référence plus bas), il semble que le débat soit clos. Il ne reste qu'à discuter du suicide actif ou passif et il serait bon que cela se fasse ailleurs qu'à l'hôpital, dans les médias ou en Suisse.

  • eliza51

    j ai perdu trois belles soeurs de cancer ,leur fin a été terrible il ne faut pas oublier qu en france la fin de vie se termine sous perfusion ou les malades meurt de faim et de soif on attend que le coeur lache et si le malade est jeune comme l etaient mes belles soeurs cela dure une semaine voir un de ses proches maigrir et se decharner n aide pas du tout
    je pense que de mourir dans la dignité est un droit et si la france etait moins hypocrite ce genre de recit de deces a l etranger n existerait pas

  • EcoGuy

    @ninocarlos : ne juge pas. Ecoute et sois compatissant d'abord.

  • EcoGuy

    @Catherine1: no bisounours, please ! Le soin palliatif n'est pas toujours la solution, car il peut trop s'éterniser au gout des candidats au suicide. Si les gens sont loin de chez eux, c'est parce que dans leur pays de sauvages, leur corps leur appartient si peu, et les libertés économiques sont si restreintes par le monstrueux Etat, qu'ils n'ont pas la possibilité d'acheter leur suicide auprès du prestataire de leur choix, bref, l'âge de pierre !

  • Catherine1

    Personne ne devrait subir une mort dans d'atroces souffrances, les soins palliatifs devraient êtres bien fait accessible à tous. Ça éviterait le leurre de ces suicides "bricolés" ou loin de ses pairs à l'étranger.

  • AceOfSpades

    Je vous conseille l'excellent tract de Marc-Edouard Nabe sur ce sujet (vous le trouverez sur son site si vous ne l'avez pas lu sur les mûrs parisiens) publié à l'époque de l'affaire de Chantal Sebille, un bijou.

  • ClaraRoussi

    ceci est un vaste débat. Pour avoir vu souffrir atrocement deux de mes proches, je me dis qu'il est plus inhumain de laisser souffrir de longues semaines un être humain en train d'agoniser dans la souffrance absolue. Après que faire, laissons chacun choisir sa fin.

  • phlug

    j'habite en Suisse et Dignitas a eu d'énormes problèmes face à des pressions politique, il fut un temps ou effectivement, ils étaient obligés de mener une vie de "nomades" mais pour l'avoir vécu de l'intérieur en accompagnant un ami, c'était vraiment bien organisé, et les visites médicales ce n'est pas du bidon, il y avait une chaleur humaine que je n'ai jamais ressentie ailleurs. Maintenant, chacun est libre de choisir comment en finir si la maladie devient insupportable, mais tout ce que je peux dire c'est que les règles sont très stricts.

  • mitch3

    je ne sais pas trop quoi penser sur ce sujet. mr gall a fait un livre sur ce fait, romero (maire de barsac en gironde, je connais son histoire !) le contredit! en toute sincérité, d'aprés le paysage décrit , une chose est sure je n'aurais pas laissé ma soeur, et revenir seul. maintenant a chacun de penser ce qu'il veut!

  • ninocarlos

    Un truc de fou encore cette histoire!
    En gros si tu veux te suicider tu vas en suisse et zumba en 2,3 mouvement c'est fait??
    Les règles sont floues;Pour les cas comme chantal sébire je comprends mais pour d'autres cas cela me semble moins clair!
    Du genre, t'en as marre tu veux claquer mais seulement dans ta caisse ou tiens pourquoi pas à l'hotel du coin, dignitas te file ce qu'il faut et... mais tout un coup tu te rappelle que t'as un tennis à faire et que tu peux pas louper l'occasion de foutre une branlée à ton pote, donc t'appelle dignitas pour leur demander s'il n'y'a pas moyen de te suicider un peu plus tard!
    Tous barrés!

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