POLITIQUE - Le Président a affirmé qu'il comprenait «l'inquiétude» des Français face à la crise, mais s'est déclaré résolu à poursuivre les réformes...
«Je comprends vos difficultés, je comprends les questions de pouvoir d'achat, les cotisations pour les retraites, l'école des gosses (...) mais je dois voir ça avec sang froid, avec calme, réfléchir, ne pas décider en fonction de ce qui est écrit dans le journal ou de ce que dit celui
qui crie le plus fort», a déclaré Nicolas Sarkozy ce mardi devant les salariés d'une usine proche de
Châteauroux (Indre).
«Dans une démocratie, c'est normal que les gens protestent, c'est normal qu'il y ait des débats (...) mais moi j'ai été élu pour conduire un pays de 65 millions d'habitants et je veux qu'on sorte de la crise plus forts qu'on n'y est entré», a-t-il poursuivi, à deux jours de la journée nationale de grève et de manifestation.
«Si je devais écouter tous ceux qui se plaignent»...
«L'inquiétude, l'angoisse pour certains, les souffrances pour d'autres, je comprends parfaitement ça (...) mais je ne peux pas arrêter le mouvement des réformes», a insisté le chef de l'Etat, à l'issue d'une visite dans l'entreprise PGA Electronic, qui produit des systèmes électroniques pour l'aéronautique.
«Si je devais écouter tous ceux qui se plaignent, à l'arrivée je vais faire comme beaucoup d'autres avant moi, pas grand-chose», a ironisé un peu plus tard Nicolas Sarkozy à l'occasion d'une table ronde sur l'emploi à Châteauroux.
Le chef de l'Etat a de nouveau défendu la priorité à l'investissement accordée par son plan de relance de 26 milliards d'euros, estimant que les précédents exemples de relance par la consommation n'avaient «servi à rien». «C'est de l'eau dans le sable», a-t-il raillé, en allusion au contre-plan de relance du Parti socialiste, qui prévoit notamment de
relancer le pouvoir d'achat.
Avec agence