INTEMPERIES - Electricité, trains, réseau France Télécom...
Le rétablissement de l'électricités était dimanche au coeur des préoccupations des autorités, 24heures après la violente tempête, d'une ampleur comparable à celle de 1999, et qui a fait quatre morts dans le Sud-Ouest.
Quelque 800.000 foyers étaient toujours privés d'électricité dimanche en fin d'après-midi, contre 1,7 million au plus fort de la tempête qui a balayé le sud-ouest de la France, a annoncé dimanche dans un communiqué ERDF, qui assure la distribution d'énergie chez les particuliers.
Le réseau de transport d'électricité dans le sud de la France, endommagé par la tempête, sera totalement réalimenté «au plus tard dans cinq jours», préalable indispensable au retour du courant chez tous les consommateurs, a annoncé dimanche RTE, le gestionnaire du réseau.
Dans le département des Landes, fortement touché par la tempête et où le préfet a mis en place samedi un plan Orsec, «la priorité est d'assurer l'alimentation électrique des châteaux d'eau et des maisons de retraite», a indiqué le préfet Etienne Guyot.
Plus d'un millier de personnes sont sur le terrain notamment pour déblayer à l'aide de tronçonneuses les routes toujours encombrées par des troncs d'arbres et des branchages, selon la préfecture. Des groupes électrogènes étaient acheminés dans la région pour alimenter les établissements prioritaires et notamment les maisons de retraite. Mais l'utilisation par des particuliers de groupes électrogènes dans des pièces non ventilées a déjà provoqué plusieurs intoxications au monoxyde de carbone.
«Une catastrophe»
Les conséquences économiques de cette tempête hors normes n'ont pas encore été évaluées, mais d'ores et déjà les professionnels de la filière bois estiment que son intensité a été comparable à la tempête de 1999, «mais sur des zones plus localisées», a indiqué Eric Dumontet, secrétaire général adjoint du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest
Selon les premières estimations du syndicat, «il semble qu'on ait (...) plus de 60% de dégâts dans les Landes», a-t-il indiqué évoquant une «catastrophe» pour une filière déjà en crise et qui se remettait tout juste de la tempête de 1999. Quelque «240.000 ha de forêts avaient été sérieusement endommagés» en Aquitaine, a-t-il précisé.
Indemnisations
Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a estimé dimanche que les «fonds normaux» joueront pour les agriculteurs victimes de la tempête et indiqué qu'après évaluation, le gouvernement dégagera «les moyens de faire un nouveau plan tempête» comme en 1999. Son collègue du Budget Eric Woerth a pour sa part souhaité dimanche une aide aux sinistrés rapide et «à la mesure du besoin», notamment de la part des assurances.
Sur le plan de la circulation, la situation revenait progressivement à la normale avec la réouverture des axes routiers et la reprise du trafic aérien. En revanche, le trafic ferroviaire restait paralysé en Aquitaine - sauf pour la ligne Bordeaux-Paris - et ne devait pas être rétabli avant dimanche en fin de l'après-midi.
Dimanche, après avoir subi de lourdes perturbations, le trafic SNCF sur les zones sinistrés a commencé à reprendre. A 15h, les axes Toulouse/montauban/Limoges/Paris et toulouse/Narbonne/Montpellier ont été remis en service. En revanche, les axes ferroviaires Hendaye/Dax/Bordeaux et Toulouse/Agen/Bordeaux sont toujours fermés au trafic.
Par ailleurs, France Télécom a fait état, dimanche, de «dégâts considérables» sur son réseau, évoquant 350.000 clients à dépanner.
avec agence