ETATS-UNIS - Guantanamo, avortement, torture, Proche-Orient. A peine arrivé à la Maison Blanche, le nouveau Président s'attaque aux symboles de l'administration Bush...
Bye bye Bush! Assurée sous les deux administrations Bush, la pérennité du conservatisme américain est dans la ligne de mire du nouveau président. En trois jours de mandat, Barack Obama s'est attaqué aux dossiers chers à l'administration de son prédécesseur.
Après avoir signé le décret de fermeture de la prison de Guantanamo, symbole fort des années Bush, il s'est chargé, vendredi, des questions de financement des associations pro-avortement.
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Le président devrait revenir ce vendredi sur l'interdiction pour les Etats-Unis de financer des organisations pratiquant ou facilitant l'avortement à l'étranger, a dit un responsable de la Maison Blanche. Obama devrait signer ce vendredi un décret en ce sens, a dit ce responsable. Le décret devrait abroger la politique, instituée par le Ronald Reagan en 1984, pomme de discorde dans la grande querelle de société entre les membres très actifs du mouvement contre l'avortement et leurs adversaires.
Fin de la politique anti-avortement
Dénoncée par Bill Clinton, l'interdiction avait été rétablie dès 2001 par George W. Bush. L'intention prêtée à Barack Obama de revenir sur cette politique immédiatement après sa prise de fonctions a été l'un des sujets de discussion à l'occasion du 36ème anniversaire, jeudi, de la décision de justice, «Roe contre Wade», capitale sur le droit des femmes à l'avortement aux Etats-Unis. Le Président aurait donc choisi d'agir le lendemain de cet anniversaire. Une décision le jour même n'aurait pas manqué de déchaîner les passions.
Dans une déclaration publiée jeudi, Barack Obama s'est dit «déterminé à protéger la liberté des femmes de choisir» entre avoir un enfant ou pas. L'anniversaire de «Roe contre Wade» rappelle aux Américains «que cette décision non seulement protège la santé des femmes et la liberté de reproduction, mais symbolise un principe plus large: que le gouvernement n'a pas à se mêler des affaires de famille les plus intimes», a-t-il dit, marquant une nouvelle fois de manière spectaculaire sa différence avec George W. Bush.
MD avec agence