JUSTICE - La famille de la jeune femme veut maintenant qu'un non-lieu soit prononcé…
La mise en liberté d'Yldune Levy, mise en examen dans l'enquête sur les dégradations des lignes ferroviaires à grande vitesse, a été confirmée par la cour d'appel de Paris. Le juge d'instruction Thierry Fragnoli avait ordonné sa remise en liberté, mais le parquet s'y était opposé par le biais d'une procédure d'urgence.
La cour d'appel avait rejeté ce caractère d'urgence, ce qui avait entraîné sa libération le 16 janvier dernier.
Une demande de non-lieu
La jeune femme de 25 ans, accompagnée de ses deux parents, a été acclamée par une trentaine de personnes présents au palais de justice à sa sortie de la cour d'appel. Elle n'a pas souhaité faire de déclaration. Son avocat, Me Steeve Montagne a exprimé à la presse son «profond sentiment de bonheur». «Il y a un postulat de dangerosité sur Yldune qui est une pure construction du ministère public, c'est cette construction qui a volé en éclats cet après-midi», a-t-il souligné. Selon lui, la jeune femme, qui a passé plus de deux mois en détention à Fleury-Mérogis, souhaite désormais «reprendre ses études et rester auprès de sa famille».
Le père d'Yldune, Michel Levy, a pour sa part estimé qu'il s'agissait «d'une première étape». «Notre objectif, c'est le non-lieu et des excuses, a-t-il ajouté. Nous allons aussi nous battre
pour la libération de Julien (Coupat)». Sur les neuf personnes mises en examen dans ce dossier, Julien Coupat, soupçonné d'être le chef d'un groupe anarcho-autonome, est le seul à rester en détention. Une nouvelle demande de remise en liberté de Julien Coupat sera examinée par la cour d'appel le 30 janvier.
MD avec agence