ETATS-UNIS - Chercher sa chambre en pleine nuit, ou ses pyjamas...
«A l'aise», mais pas trop. A l'issue de sa première nuit à la
Maison Blanche, Barack Obama «a dû demander à quelqu'un où il était censé aller ensuite», selon dit le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. Qui a concédé que le bâtiment, avec ses 132 pièces «est plutôt une grande maison», a-t-il ajouté. Mais lorsqu'on regarde en arrière, tout compte fait, ça aurait pu être pire. La prise de possession de la Maison Blanche a réservé quelques surprises aux nouveaux présidents. La presse américaine a
réalisé un best of des anecdotes à travers les âges, à l'aide
d'un livre sur la vie à la Maison Blanche.
La solitude: Franklin Pierce, 1853. Après avoir organisé une petite réception, il se rend dans ses quartiers privés. Problème, tous les domestiques sont partis, et il n'y pas de chambre préparée pour lui. Il doit trouver son chemin à la bougie vers un endroit où dormir.
La honte, Woodrow Wilson, 1913. Quand il arrive, il ne retrouve pas ses pyjamas. Même après une recherche approfondie parmi ses bagages.
L'incruste: Julia Grant, 1877. La femme du président Ulysses Grant ne voulait pas quitter la Maison Blanche. Quand son président de mari se rend à l'inauguration de son successeur, Ruherford Hayes, elle ne bouge pas. Et quand la famille Hayes arrive, elle se met en tête de leur servir le déjeuner, dans cette maison qui n'était plus la sienne. Mais après, on a dû lui dire qu'il fallait partir.
La panique: Gerald Ford, 1974. Il est intronisé président après la démission de Richard Nixon suite au Watergate, une affaire d'écoutes téléphoniques illégales, ainsi que d'enregistrements pratiqués dans le bureau ovale et dont Nixon a dû en principe restituer toutes les cassettes. En ouvrant un placard, elle trouve une multitude de cassettes avec écrit «Nixon» dessus... Finalement, ce n'est que la collection de musique de l'ancien président.
Le vice: l'équipe Clinton, 2001. Des officiels de l'équipe Bush se sont plaint de leurs ordinateurs: avant de partir, l'équipe Clinton aurait enlevé des touches sur les claviers, selon le
Washington Post.
E.J.