JUSTICE - La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Orléans a tranché...
La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Orléans a confirmé ce vendredi le non-lieu prononcé en faveur de Jean-Louis Courjault dans l'affaire des «
bébés congelés».
«Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai pensé à mes enfants», a déclaré l'intéressé. «Il faut que je reconstruise cette famille qui vit dans le chaos. Il va falloir que je m'occupe de ma femme pour préparer le procès. Je la vois régulièrement pour essayer de la soutenir, pour essayer de comprendre ce qui s'est passé».
Sa femme aux assises
Jean-Louis Courjault risquait d'être renvoyé devant la justice pour «complicité d'assassinats» ou «recel de cadavre». Il aurait alors été jugé en cours d'assises au côté de
sa femme Véronique.
Cette dernière est mise en examen pour «assassinats», après avoir avoué trois infanticides, ceux de deux bébés nés en septembre 2002 et décembre 2003 alors que le couple vivait à Séoul, et celui d'un nouveau-né mis au monde clandestinement au cours de l'été 1999 en France.
Pas au courant
La juge d'instruction chargée de l'enquête s'était conformé aux
réquisitions du procureur de la République de Tours, en mars 2008. Mais la procureure générale de la cour d'appel d'Orléans avait fait appel de la décision de non-lieu concernant Jean-Louis Courjault.
Un complément d'information avait alors été demandé par la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Orléans, estimant que «le dossier n'était pas complet». Depuis le début de l'affaire, le couple a toujours affirmé que le mari n'était
pas au courant des grossesses de sa femme.
J.M. avec agence