ETATS-UNIS - Le président n'a pas tardé à se mettre au travail...
Fini les
discours, les parades et autres
bals, Barack Obama a retroussé ses manches et s'est mis au boulot. Deux guerres, une crise économique et un
conflit au Proche-Orient: le programme était chargé pour une première journée.
Planifier le retrait en Irak
Dès mardi, Obama avait tenu, pour sa première décision officielle, à mettre en chantier une des promesses emblématiques de sa campagne: fermer
Guantanamo. Devant la complexité de la tâche, il a commencé par
suspendre toutes les procédures judiciaires en cours à la prison cubaine.
Autre promesse, le retrait en 16 mois de toutes les
troupes américaines en Irak. Le fringant président s'est donc empressé de réunir ses responsables militaires et les a pressé «d'avancer dans la planification nécessaire pour mener à bien un retrait militaire d'Irak de manière responsable».
Un émissaire pour le Proche-Orient
Son silence pendant l'offensive israélienne à Gaza lui avait été reproché, il avait
promis de s'y mettre une fois investi. Chose faite, avec, selon les Palestiniens, le premier coup de fil officiel d'Obama, adressé au président Mahmoud Abbas. Un appel suivi d'autres passés aux dirigeants du Proche-Orient pour s'engager auprès d'eux «à oeuvrer activement à la paix israélo-arabe dès le début de son mandat».
Des paroles, mais aussi des actes, avec la nomination du sénateur à la retraite George Mitchell, artisan de la paix en Irlande du Nord, qui devient son émissaire pour le Proche-Orient.
Montrer l'exemple sur la crise
Mais le dossier sur lequel Obama est le plus attendu par son peuple reste sans doute la grave crise économique que traverse le pays. Le président n'a donc pas attendu pour réunir ses conseillers afin de discuter du
plan de relance qui pourrait se chiffrer à 825 milliards de dollars.
Au programme: déductions fiscales et dépenses dans les travaux publics. Et pour montrer l'exemple à ses compatriotes, invités à se «serrer la ceinture», Obama a signé un décret présidentiel gelant les salaires de ses collaborateurs qui gagnent plus de 100.000 dollars annuels.
«A l'attention de: 44, de la part de: 43»
Pour se donner du courage, Barack Obama avait pris soin de se ménager 10 minutes de solitude dans son bureau ovale. C'est le moment qu'il a choisi pour lire le traditionnel petit mot laissé par son prédécesseur. «A l'attention de: 44, de la part de: 43», indiquait l'enveloppe déposé par
George W. Bush. La teneur du message n'a, en revanche pas été révélée.
Dès ce jeudi, le nouveau président des Etats-Unis devrait avoir l'occasion de repenser à l'ancien locataire de la Maison Blanche. Barack Obama devrait en effet signer le décret présidentiel ordonnant la fermeture de Guantanamo, symbole des
excès de l'administration Bush.
J.M. avec agence