Trois millions d'euros. C'est la somme complémentaire que le conseil régional vient d'attribuer à la formation professionnelle des demandeurs d'emploi, a indiqué hier Martine Calderoli-Lotz, vice-présidente (UMP) de la collectivité en charge de ce domaine. Ce financement vient s'ajouter aux dépenses d'intervention votées dans le budget général. Parallèlement, un plan régional de développement de la formation professionnelle pour 2009-2014 est en cours de finalisation. Il a pour objectif d'accroître le niveau de formation des Alsaciens, plus faible que dans d'autres régions. « Jusqu'à présent, il y avait ici une culture du plein-emploi. On trouvait du travail tout de suite, alors pourquoi se former ? », explique Martine Calderoli-Lotz.
Aujourd'hui, avec la crise, la donne a changé. La région s'est donc lancée dans une démarche prospective visant à mieux coller aux évolutions du marché du travail. Elle organisait hier une table ronde à laquelle participait notamment l'Observatoire des métiers, compétences et besoins en formation de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Bas-Rhin. Il en ressort, par exemple, que les connaissances des agents de production dans l'industrie doivent s'accroître du fait des évolutions technologiques. Marcel Schott, président de la commission formation de la CCI, souligne ainsi que « technicien de maintenance prédictive [capable de déceler en amont la possible défaillance d'une machine] est un métier émergent. Pour répondre à cette évolution, l'offre de formation doit s'étoffer, à l'image du cursus consacré au génie des systèmes industriels et de maintenance, qui vient d'être créé à Mulhouse. » ■