Appel perdu pour Jean-Marie Le Pen. Le leader du FN a vu hier sa peine de prison avec sursis confirmée pour avoir minimisé les crimes commis par les nazis durant l'occupation en France. Le 8 février 2008, le tribunal correctionnel de Paris l'avait reconnu coupable de « complicité d'apologie de crimes de guerre » et de « contestation de crime contre l'humanité », à la suite des propos publiés en janvier 2005 dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol.
L'ex-candidat à la présidentielle avait notamment déclaré : « En France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés. » Pour ces mots, les magistrats l'avaient condamné à 10 000 euros d'amende et trois mois de prison avec sursis, une peine particulièrement lourde confirmée hier. Jean-Marie Le Pen compte se pourvoir en cassation, voire devant la Cour européenne des droits de l'homme. ■