Qu’on n’a pas besoin de dépenser des millions pour organiser des jeux. Cela ne sert à rien. On peut gaspiller moins d’argent, proposer des Jeux moins flamboyants. Ce qui compte, ce n’est pas ça. On veut conserver l’authenticité des lieux, préserver la nature. Et ne pas bâtir des infrastructures qui seront laissées à l’abandon et dégradées dans quelques années.
La position de petit poucet ne vous effraie pas apparemment…
Pas du tout. On est petit mais on peut devenir grand. On peut faire des JO différents. Dans nos stations, il y a des conditions d’enneigement exceptionnelles. Vous pouvez me croire, je suis du Super Sauze et j’ai vécu longtemps dans le Alpes du sud. On a aussi l’appui de Marseille. Il a neigé il y a quelques jours à là-bas, c’est un signe non?
L’absence d’infrastructures sur place, ce n’est quand même pas l’idéal…
La plupart des sites seront accessibles dans un rayon de 50km. Ce n’est quand même pas énorme. Sur place, on a les pistes à Puy-Saint-Vincent, Vars, Serre-Chevalier. Après, le reste, ça se gère. Dans les Alpes du Sud, on a un réseau routier très développé. Toutes les routes sont bonnes. On n’est même pas à une heure de Marseille. Vous savez, dans ma carrière, j’ai participé aux Jeux de Sarajevo, ce n’était pas le top au niveau des piste et des infrastructures…