Paris Volley: Une victoire à bonifier

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Publié le 20 janvier 2009.

VOLLEY - Après son succès face à Kazan, le club parisien joue son avenir en Ligue des champions mercredi soir à plaisance...

Les images sont restées gravées dans leur tête. La longue ovation du public de Charpy, les mines fermées des joueurs de Kazan et l'entraîneur parisien, Mauricio Paes, enchaînant les sauts de cabri sur le bord du terrain. Pour que la victoire de la semaine dernière face au champion d’Europe (3-1) ne reste pas qu'un bon souvenir du début d’année, les joueurs du Paris Volley doivent maintenant la bonifier.

Leur avenir dans la compétition en dépend. Mercredi soir, c’est dans la salle d’un autre géant européen, Piacenza, que les Parisiens doivent pêcher un deuxième exploit. «Evidemment, sur le papier, c’est très compliqué», concède Paes, arrivé avec ses joueurs à l’aéroport de Milan mardi matin pour aborder l’ultime match de leur groupe en toute sérénité. «Mais on débarque ici avec de réelles ambitions. Jouer pour jouer ne sert à rien. Tout ce qu'on peut faire, c'st espérer. De toute façon, on a fait une belle compétition et on a atteint notre objectif.»

Eviter les calculs

Car quoi qu’il arrive, les Parisiens sont assurés d’être reversés en coupe CEV, l’antichambre de la Ligue des champions. Pour se qualifier en 8es de finale, la bande de Jiri Novak est contrainte de se hisser parmi les quatre meilleurs troisièmes, les deux premières places du groupe étant déjà dévolues à Plaisance et Kazan. Une victoire en Italie est donc plutôt conseillée. S’ils s’inclinent à nouveau face à l’équipe de Marshall et Zlatanov, deux des meilleurs joueurs au monde, ils devront prêter l’oreille aux résultats des autres équipes. Et se pencher sur des calculs de set-average.

L’enjeu est donc immense pour un Paris Volley invaincu depuis le début de l’année malgré un calendrier surchargé. En jouant quasiment tous les trois jours, les Bleus manquent parfois de régularité, mais au final, les ballons finissent plus souvent de l’autre côté du filet. «C’est vrai qu’on s’est fait peur samedi contre Toulouse (victoire 3-2), avoue Paes. Dans l’attitude, il est difficile d’être au top en permanence. On a aussi besoin de recharger les batteries. Mais pour un match décisif comme celui de mercredi, je n’ai même pas besoin de motiver les joueurs. Même face à un adversaire supérieur, je leur fais confiance, ils peuvent sortir un grand match.» Depuis la folle soirée de la semaine dernière, personne n'en doute.
R.S.
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