MIDEM - La chute des ventes physiques aidant, la question de la place du disque dans les grands enseignes culturelles de type Virgin ou Fnac se pose chaque jour de plus en plus.
Envoyé spécial à Cannes
D'autant que les producteurs de musique se plaignent régulièrement de la diminution des linéaires. Faux répondent les intéressés assurant que le nombre de références présentes n'a pas chuté l'an dernier. «Oui, nous apportons des modifications en fonction du marché, mais la place du disque reste stratégique dans nos magasins, assure Bernard Delerue, directeur du disque, de la vidéo et des jeux vidéeo de la Fnac. De plus, les changements se font en fonction des spécificités de chaque magasin.»
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Cette année, la tendance, c'est l'
essor du merchandising, une des sources de revenus que l'industrie du disque compte exploiter désormais. «Et le marchandising, ce n'est pas seulement les t-shirts qu'on vend après les concerts, c'est une palette beaucoup plus large que ça», explique
Pascal Nègre, le patron d'Universal Music France. «Effectivement, confirme Bertrand Delerue, on parle de posters, de figurines, d'accessoires, de goodies, de sacs… Cela représente désormais 5% de notre chiffre d'affaires sur l'audio.» Les enseignes sont en train de réaliser des tests pour savoir s'il faut éclater les produits dans les rayons ou au contraire s'il faut les rassembler en même lieu.
A terme, le marché du numérique prendre le pas sur les CD dans les bacs. Déjà des essais sont en cours en Angleterre sur des bornes qui permettront d'écouter, de payer et de télécharger sur son téléphone en même temps et en direct. Et pas seulement de la musique, mais aussi des films et des jeux vidéo. Tout cela, c'est pour après-demain.
David Carzon