«Sévères conclusions» de la Cnil contre un fichier de la police

34 contributions
Publié le 18 janvier 2009.

LIBERTE - La Commission nationale de l'informatique et des libertés estime notamment qu'il y a des failles dans les contrôles de l'utilisation des données du fichier...

La police sur le banc des accusés. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) doit présenter jeudi les conclusions d'un travail d'un an et demi sur un fichier  de police, le Stic , qui contient  de «sévères critiques» à l'égard de ce fichier, d'après le quotidien Le Parisien de dimanche.

Le rapport de la Cnil sur le système de traitement des infractions constatées (Stic) dénonce notamment «des failles dans les contrôles» de l'utilisation du fichier par les policiers et «une mise à jour insuffisante» des données par les parquets, précise le quotidien.

Version provisoire du rapport

Selon le président de la Cnil, Alex Türk, joint par l'AFP, le journal n'a eu accès qu'à une version provisoire d'un rapport dont la Commission doit encore débattre mardi en séance plénière. «C'est la reprise de nos constats mais il manque tout le travail d'interprétation», a déclaré Alex Türk.

Il reste à voir «si les 17 membres (de la Cnil) partagent l'ensemble» des douze propositions des deux rapporteurs, François Giquel et Jean-Marie Cotteret, en vue de l'«amélioration» du fonctionnement du fichier.

C'est la première fois depuis sa création en 2001 qu'un «contrôle général» du Stic est entrepris par la Cnil. Un tel contrôle sera désormais effectué tous les trois ans, a précisé Alex Türk.

Le texte envoyé à Fillon

Le Stic est le plus gros fichier de police judiciaire existant en France, comportant d'après la Cnil «36 millions de procédures, 5,5 millions d'individus mis en cause, 28 millions de victimes». Il recense ces données dès qu'une procédure pour infraction à la loi pénale est ouverte par la police nationale.

Une fois finalisé - mardi après-midi d'après Alex Türk - le rapport «critique» sera adressé au Premier ministre François Fillon. Il s'agit d'«un problème interministériel puisqu'on voit qu'il y a deux ministères concernés», l'Intérieur et la Justice, a-t-il souligné.

Ce n'est pas la première fois que l'Intérieur est pointé du doigt par la cnil; déjà son fichier Edvige avait suscité de fortes critiques.

20minutes.fr avec agence
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Electromenager
599.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr