Un calendrier qui tombe à pic
Mais il faut croire que tout était préparé. De fait, cette annonce était inéluctable: d’autres maisons de disques - comme EMI en 2007 ou des indépendants - étaient engagées dans cette voie depuis longtemps, des tests étaient en cours chez les autres et iTunes lui-même venait d’annoncer que tout se ferait par MP3, sans verrou.
A peine l’annonce faite vendredi que, dès ce samedi matin, tous les fichiers «libres» d’Universal sont déjà en vente sur une plateforme comme Starzik. De quoi donner l’impression qu’ils attendaient le bon moment pour appuyer sur le bouton et que l’annonce d’Apple a forcé tout le monde à se mettre à la page.
La mort des verrous techniques met fin à un bras-de-fer long et inutile entre maisons de disques, consommateurs et plateformes de téléchargement. Jusqu’ici, pour bon nombre de producteurs de musique, ces verrous permettaient de lutter contre les copies illégales.
Au final, ils ont plus perturbé les consommateurs qui ne pouvaient pas faire circuler les fichiers achetés légalement d’un support à un autre. Enfin, dernier coup de pied de l’âne aux consommateurs vertueux d’ iTunes: selon le site Musicspot, ils devront payer pour faire déverrouiller les morceaux achetés. On appelle ça une double peine.