CULTURE - Nicolas Sarkozy l'a annoncé mardi lors de son discours à Nîmes, mais pour l'instant, la mission de cette instance est floue...
Du fossé entre l’annonce et la mise en place d’une idée présidentielle. Nicolas Sarkozy a annoncé mardi, lors de son discours à Nîmes,
la création d’un «conseil pour la création artistique». Avare de détail à son sujet, le chef de l’Etat s’est borné à dire que ce conseil serait animé par le producteur de cinéma Marin Karmitz, fondateur des cinémas MK2.
Tous les domaines... sauf le patrimoine
Le ministère de la Culture semble également tâtonner. Contacté mardi soir, puis mercredi et jeudi matin (sans succès), le ministère a finalement indiqué jeudi soir que cette instance serait un «laboratoire d'idées» et non «un ministère de la Culture bis». «Je crois qu'il n'y a vraiment aucune espèce de contradiction entre ce qu'on essaie de faire (au ministère) pour soutenir la création et ce que peut faire ce conseil», a souligné jeudi soir Christine Albaneld dans un entretien à l'AFP, au Figaro et à Libération, en présence de Marin Karmitz. Selon lui, le conseil sera un «laboratoire de recherche, de réflexion, qui ait du temps, qui n'ait pas de rapport à remettre» et qui soit «en position d'imaginer et de proposer». Contacté par 20minutes.fr jeudi soir, le ministère a assuré que ce conseil «n’aborderait pas la question des subventions». Il s’agirait donc d’un organe de réflexion au rôle surtout consultatif.
Le conseil couvrira tous les domaines de la culture (spectacle vivant, cinéma, édition, arts plastiques, architecture...), à l'exception du patrimoine. Il ne réunira «pas plus d'une quinzaine» de personnalités selon Marin Karmitz, et sera animé par une petite cellule permanente. Quant à sa direction, elle est inchangée: le conseil sera coprésidé par Nicolas Sarkozy et Christine Albanel.
Sa. C. avec agence