
LILLE - Westaflex, Intissel, Facam, Roquette... Jour après jour, la crise prend des noms différents sur le versant nord-est de la métropole lilloise (Roubaix-Tourcoing) où les menaces de licenciements se multiplient.
«Entre le Nord de la métropole et le reste, l'écart est toujours aussi flagrant», regrette Michel François Delannoy, le vice-président (PS) en charge du développement économique à Lille métropole communauté urbaine (LMCU).
Spécialisée dans la vente à distance, le textile et l'automobile, l'industrie du coin a de bonnes raisons de subir la crise de plein fouet. Exemple chez l'équipementier automobile Westaflex. Installé depuis un demi-siècle à Roubaix, il a vu le nombre de ses commandes divisé par deux depuis le mois d'octobre. Résultat: 75 licenciements sur 400 salariés doivent être annoncés demain lors d'un comité d'entreprise. «Dites à n'importe quelle boîte de vivre avec 50 % de ses commandes, vous verrez comment elle réagit», lance fataliste Gilles Verstraete, le gérant de l'entreprise.
La crise, une excuse? C'est ce que croit Hamid Mattalah, délégué (CGT) chez Roquette à Wasquehal. Ce fleuron de la teinture textile devrait licencier une cinquantaine de personnes. «Ça fait longtemps qu'on ne tourne pas à 100 %, explique le syndicaliste. Mais c'est aujourd'hui qu'on choisit de licencier...»
C'est pour cette raison que Michel-François Delannoy reste attentif à ce qui se passe. L'élu a demandé au préfet de réunir les professionnels du secteur pour prendre des mesures. C'était en décembre. Il n'a pas encore eu de réponse. «Tout n'est pas noir. Près de 130 000 m2 de bureaux ont été commercialisés l'année dernière dans la métropole. La création d'entreprise était en hausse de 4% à la fin novembre. C'est maintenant qu'il faut agir pour ne pas sombrer.»
Jean-Marie Bockel passe à la caisse
Jean-Marie Bockel ne fait parler de lui que pendant les élections. Vide d'idées politiques...
publié le : 10-02-2010 06:55
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