Condamné pour le viol de sa fille, Antonio Madeira n'aura pas de nouveau procès

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Publié le 12 janvier 2009.

JUSTICE - Virginie a avoué avoir menti, la commission de révision des condamnations pénales a rejeté sa demande...

Antonio Madeira, condamné en pour le viol de sa fille, n'aura pas de nouveau procès. La commission de révision des condamnations pénales a rejeté sa demande ce lundi, alors que Virginie a avoué avoir menti à l'époque. En liberté conditionnelle, l'entrepreneur de 55 ans avait formulé sa demande en novembre dernier.

Michaël Doulikian, avocat d'Antonio Madeira contacté par 20minutes.fr, rappelle que «des experts judiciaires gynécologues ont attesté de la virginité de Virginie». Des conclusions qui n'ont pas été retenues pas la commission, «qui a de manière incompréhensible estimé qu'elle n'était plus vierge».

«L'innocence d'Antonio Madeira finira par être reconnue»

C'est donc par cet argument principal que la commission de révisions a motivé son refus, «mais aussi parce qu'elle a estimé que les rétractations de Virginie, et son combat depuis des années avec notamment la publication de son livre, n'étaient pas crédibles comparées à ses accusations», précise Michaël Doulikian. Le parquet, opposé à la demande de révision, avait également souligné que le condamné avait un temps reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Des faits qui ont valu à Antonio Madeira de passer six années en prison. En septembre 2006, Virginie, alors âgée de 21 ans, écrit dans son livre, intitulé «J'ai menti», avoir inventé les accusations de viols qu'elle avait portées contre son père. Des révélations qui pousseront la commission de révision à ordonner en mars 2007 un supplément d'information.

Nouvelle requête

L'avocat s'indigne: «Au lieu de reconnaître les erreurs de la Justice, la commission a refusé de saisir la Cour de révision, s'enfonçant dans l'erreur». Mais selon lui, «l'innocence d'Antonio Madeira finira par être reconnue». Une confiance qu'il puise dans «la conviction de l'innocence de [son] client, et de la virginité de sa fille, déjà établie».

Il n'y a pourtant aucune solution de recours à un tel refus. «Mais il n'y a aucune limite pour les demandes de révision», explique Michaël Doulikian. L'avocat annonce déjà qu'une troisième requête sera donc prochainement déposée, «à la lumière d'éléments nouveaux très significatifs».
Julien Ménielle
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