Voeux à l'éducation: Sarkozy devrait annoncer la création d'un haut commissariat à la jeunesse
Créé le 12.01.09 à 07h39
Mis à jour le 12.01.09 à 13h26
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EDUCATION - Les fédérations de l'Education ont décidé de boycotter la cérémonie pour protester contre la réforme de l'école primaire et du lycée…
C'est dans la «capitale des ruines», à Saint Lô, dans la Manche, que Nicolas Sarkozy présentera ce lundi
ses vœux au personnel de l'Education nationale. Le chef de l'Etat devrait y annoncer la poursuite de la
réforme de l'école primaire mais surtout relancer celle du lycée. Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, sera présent à ses côtés.
Un haut commissariat à la Jeunesse
Des heurts se sont déjà produits en fin de matinée entre policiers et manifestants empêchés de rejoindre les abords de l'école publique Calmette-et-Guérin que Nicolas Sarkozy devait visiter avant ses voeux qu'il doit prononcer au centre culturel Jean-Lurçat, a constaté un photographe de l'AFP.
Nicolas Sarkozy devrait annoncer la création d'un haut commissariat à la Jeunesse, indique à 20minutes.fr une source proche du dossier, confirmant une information du «Figaro».
Martin Hirsch, déjà haut commissaire aux Solidarités actives, en aurait la charge. Objectif: répondre au malaise de la jeunesse, renforcé par la crise économique. Loin du Président d'idée de désavouer l'action de son ministre. «Une partie du secrétariat d'Etat au Sport et à la Jeunesse, dont Bernard Laporte est responsable, sera détaché, c'est tout», explique-t-on au ministère.
Le chef de l'Etat devrait par ailleurs annoncer la mise en place d'une mission, sous l'autorité de Xavier Darcos, pour mener les concertations sur la réforme du lycée. Elle devrait être dirigée trois personnes, précise-t-on de même source: Jean-Paul de Gaudemar, qui avait présidé la première commission sur cette réforme, Jean-Louis Lambrini, directeur général de l'enseignement scolaire au ministère et Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po.
Face à la grogne croissante dans les lycées et compte tenu du contexte général de crise alimenté par la colère qui a animé les jeunes, Xavier Darcos avait décidé le 15 décembre de reporter d'un an cette réforme. Il avait indiqué vouloir «repartir de zéro» et lancer une vaste concertation sur le sujet.
Le tour de chauffe des lycéens
Les principales fédérations de l'Education ont fait savoir qu'elles boycotteraient ces voeux et qu'elles ne se rendraient pas à Saint-Lô en raison de «la situation de tension actuelle dans l'Education». Cette situation «résulte», selon elles, du fait que le Président et le gouvernement «ne veulent pas écouter les personnels». A la place, les fédérations comptent donner lundi une conférence de presse à Paris pour faire connaître «leurs voeux pour l'Education».
Jeudi, les lycéens ont de nouveau manifesté contre la réforme. Ils étaient toutefois moins nombreux que le 18 décembre dernier (127.000 à 160.000). Les organisateurs ont parlé d'un «tour de chauffe» avant d'autres mobilisations, le 17 janvier. Les lycéens craignent surtout les suppressions de postes. Xavier Darcos a dit que la réforme n'entraînerait pas de dégradation du taux d'encadrement des élèves. «Les élèves de lycée ne verront aucune différence à la rentrée prochaine», a-t-il affirmé.
>> Suivez en direct l'intervention télévisée du chef de l'Etat à partir de 12h20 sur 20minutes.fr
C. F. et Maud Descamps avec agence
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