ASO ne parlera plus

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Publié le 10 janvier 2009.

DAKAR - Le juge argentin vient de rendre ses conclusions sur la mort du motard français sur le Dakar...

Alors que la mort de Pascal Terry continue à faire des remous, Yann Le Moenner, directeur général d'ASO, l'organisateur du Dakar, est venu lors de la journée de repos de samedi préciser la nouvelle position de son groupe. «Une enquête judiciaire est en cours. Nous serons dorénavant dans l'impossibilité de faire tout commentaire sur cette affaire», a précisé le dirigeant lors de la traditionnelle conférence de presse de la mi-course. Au côté d'Etienne Lavigne, le directeur du Dakar, Le Moenner a reconnu que «des erreurs ont été commises» avant de préciser que les procédures concernant les balises de sécurité sont aujourd'hui doublées.

Pour tout savoir sur cette affaire

Vendredi, le juge chargé de l'enquête, Manuel Alvarez, avait révélé que le motard Pascal Terry, retrouvé mort mercredi sur le Dakar, trois jours après sa disparition, avait bien succombé à un oedème pulmonaire. «Le résultat de l'autopsie détermine que la cause de la mort a été un arrêt cardio-respiratoire non traumatique occasionné par un oédème pulmonaire qui avait son origine dans une cardiopathie pré-existante», détaille le juge, confirmant un résultat officieux révélé mercredi par un responsable de la Police de la Pampa, région où s'est produit l'accident.

Le juge a précisé que le médecin légiste avait découvert lors de l'autopsie un agrandissement du muscle cardiaque et a estimé que les conditions dans lesquelles la vitesse, l'effort et les températures élevées ont contribué au dénouement mortel. Il a ajouté que l'amie, présente à Buenos Aires avec le fils de la victime, s'était étonnée de la découverte du problème cardiaque de son compagnon. Aucun examen médical n'est pratiqué par l'organisation du Dakar avant le départ mais chaque pilote doit fournir un certificat qui atteste de sa bonne condition physique.

Négligence ou organisation désastreuse?

Le juge a poursuivi en disant que l'état de décomposition dans lequel on trouvait le corps -en partie à cause de la chaleur- a empêché que le médecin puisse spécifier l'heure du décès, à 12 heures près. Un horaire pourtant déterminant pour la suite de l'enquête. Après la disparition de Pascal Terry dimanche lors de la 2e étape, les organisateurs (ASO) avaient déclenché les recherches, rendues difficiles par le terrain et la végétation, avec 12 heures de retard à cause d'un dysfonctionnement dans le signalement du déclenchement de la balise de détresse entre Paris et l'Argentine. Le corps du motard amateur n'a finalement été retrouvé que dans la nuit de mardi à mercredi par un véhicule de l'organisation, soit 56 heures après le signalement de sa disparition.

Manuel Alvarez estime que deux possibilités s’ouvrent face au décès du pilote. «Ou il y a eu négligence de la part du concurrent en situation d'urgence et il y a eu un délit coupable. Ou il y a eu une organisation désastreuse de la part du rallye qui n'avait pas prévu une telle série de d'événements et cela peut donner lieu à un cas d'abandon de personne», détaille-t-il.


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