DAKAR - Après la mort de Pascal Terry, le directeur de la course revient sur l'évolution de l'enquête...
Mercredi soir, cinq minutes avant son traditionnel briefing, Etienne Lavigne a parlé à la presse sans apporter beaucoup plus d'éléments d'informations. L'enquête est en cours.
En savez-vous plus sur la mort de Pascal Terry?
Une enquête judiciaire de la province est en cours. La justice et la police argentine suivent l'affaire. L'autopsie va avoir lieu pour déterminer les causes de la mort du motard. La presse locale parle déjà d'un arrêt cardiaque. Nous n'en savons rien. Nous menons aussi une enquête interne pour savoir ce qui a dysfonctionné dimanche soir entre l'opérateur Sarsat qui reçoit le signal de détresse, notre prestataire, le PC à Paris et le PC à Buenos Aires.
Retrouvez tous les articles Dakar
Mercredi matin, vous nous disiez que c'était entre le PC à Paris et le PC à Buenos Aires?
Oui mais il faut tout vérifier.
N'avez-vous pas pensé à neutraliser l'étape de ce mercredi?
Non parce que c'est déjà arrivé depuis plusieurs années et nous ne l'avions pas fait. La dernière fois que l'on a arrêté une étape c'était je crois en 2005 pour Fabrizio Meoni car l'émotion avait envahi tout le bivouac.
Pourquoi n'a-t-il pas été retrouvé plus tôt?
Tout est envisageable. Il a pu bouger de sa dernière position. En fait nous n'en savons rien Dès que nous aurons des éléments palpables, nous vous informerons.
Pourtant vous avez mis trois jours à nous informer de sa disparition.
Mais cela arrive tous les jours que des motards ne reviennent pas dans la soirée au bivouac. Il n'y a pas eu d'occultation d'information.
Recueilli par Matthieu Goar, en Argentine