Chômage: «la plus forte hausse» de l'histoire du pays selon Martine Aubry
217 commentaires
Martine Aubry à son arrivée au Conseil national du Parti socialiste, le 6 décembre 2008 © AFP / MARTIN BUREAU
CONJONCTURE - La patronne du PS a appelé à Nicolas Sarkozy à décider de «toute urgence» un «véritable plan de relance»...
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a jugé mardi «particulièrement alarmants» les chiffres du chômage de novembre, affirmant qu'il s'agissait, avec 64.000 demandeurs d'emploi supplémentaires en un mois, de la «plus forte hausse» de l'histoire du pays. Elle a appelé à Nicolas Sarkozy à décider de «toute urgence» un «véritable plan de relance».Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE en catégorie 1, baromètre de référence, a fait un bond de 3,2% (+64.000 personnes) en novembre 2008 par rapport à octobre et de 8,5% sur un an, pour s'établir à 2.068.500, a annoncé mardi le ministère de l'Emploi. Cette hausse du chômage mensuel, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), est la septième consécutive et la plus forte depuis le début de l'année.
>> A lire sur E24: un bond des inscriptions à l'ANPE en novembre»L'extraordinaire faiblesse du plan de relance
Selon l'ancienne ministre du Travail, «la gravité exceptionnelle de la crise économique attestée par ces nouveaux chiffres contraste avec l'extraordinaire faiblesse du plan de relance de la France». «Avec seulement 4 à 5 milliards d'euros de crédits nouveaux et l'absence quasi totale de mesures de soutien au pouvoir d'achat, il n'est en rien susceptible de faire repartir notre pays dans le bon sens», selon elle.
La maire de Lille demande au président Sarkozy «de décider de toute urgence d'un nouveau plan de relance, véritable celui-ci, et enfin à la hauteur des difficultés auxquelles notre pays est confronté». Elle appelle le gouvernement à «cesser ses discours lénifiants sur une prétendue moindre exposition de la France à la crise», celle-ci étant «intervenue alors que notre pays avait été affaibli par la politique économique aussi inefficace qu'injuste menée par Nicolas Sarkozy».
Le PS demande une hausse du Smic
Le PS, poursuit-elle, a déjà fait des propositions de relance et «en fera de nouvelles le 20 janvier pour accompagner les secteurs en difficulté et éviter les nouvelles vagues de licenciements». Le parti socialiste demande «une hausse du Smic au 1er janvier accompagnée de négociations salariales dans les entreprises dans les six mois sous peine de suppression des exonérations de cotisations salariales». Le PS veut aussi «une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, un remboursement de 50% des abonnements de transport en commun et une augmentation sensible des minima sociaux et des retraites».
Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a répondu à Martine Aubry que «le chômage est bien inférieur à ce qu’il était quand (Martine Aubry) était au gouvernement en 2002».
Vos réactions