FOOT - Au lendemain de la reprise de l'entraînement, le coach de l'OM était en grande forme devant les journalistes...
L’entraînement vient juste de se terminer à la Commanderie, mardi matin,
lorsque le coach olympien se présente devant les micros et les caméras. Disert et remonté, Eric Gerets livre alors une conférence de presse de rentrée plutôt musclée.
A propos de ces joueurs, de l’avenir
Visiblement, le technicien belge ne s’est toujours pas remis de la
claque subie à domicile face à Nancy (0-3), juste avant la trêve. Dix jours après, Gerets dénonce «l’attitude de losers» de ses joueurs, «indignes de l’OM». Comme il l’avait déjà fait à des occasions similaires, il a aussi mis en garde son groupe: «Le fait que nous n'ayons pas eu la rage de renverser le résultat m'oblige à voir les choses différemment pour la deuxième partie de saison. J'ai expliqué aux joueurs comment va être mon comportement vis-à-vis d'eux. J'ai la responsabilité du sportif: je ne veux pas prendre le risque de rater quelque chose qui est toujours à notre portée. (...) Je ne veux plus vivre une soirée comme celle-ci. Nous allons certainement perdre d'autres matchs, mais plus avec une équipe sans rage.»
Le point sur le mercato
Lundi matin, aucune nouvelle tête n’était présente à l’entraînement pour la reprise. Le mercato ne débute que le 1er janvier, mais il n’est pas interdit d’avancer sur les dossiers et mettre des joueurs à l’essai.
«C'aurait été mieux, évidemment, si le ou les nouveau(x) joueur(s) avai(en)t été là. Mais comme j'ai été assez précis dans mon choix, il faut aussi avoir un peu de patience si cela ne se fait pas. Malheureusement, d'autres équipes sont aussi en contact avec le joueur que j'aimerais bien avoir».
Nul ne sait s’il parlait alors d’Henrik Larsson, l’attaquant préretraité d’Helsingborg (37 ans) dont Gerets avoue qu’il a «le profil». «J'ai une priorité pour un joueur, à un poste. Si nous avons la possibilité de recruter deux joueurs, on le fera, ce serait mieux. Mais je vais pas tuer José (Anigo, le directeur sportif), qui travaille sur le sujet, s'il n'a pas carte blanche pour faire les deux», a précisé Gerets.
Du côté de l’infirmerie
Pour inquiéter un peu plus les supporters, le coach marseillais a enfin justifié l’absence à l’entraînement d’Hatem Ben Arfa. L'attaquant, qui ressent des douleurs persistantes aux adducteurs, passait dans la matinée des examens médicaux.
«Il m'a dit que, lors des deux derniers mois, il ne s'était jamais entraîné et n'avait jamais joué sans douleurs. Il a peur. C'est pourquoi il fait des examens aujourd'hui. De toute façon, il est suspendu pour le match de dimanche (contre Besançon en Coupe de France). J'espère que cela lui permettra de retrouver un peu une santé sans douleur et qu'il puisse s'entraîner comme j'exige qu'il s'entraîne dans le futur». Lui aussi est prévenu.
R.S., avec agence