«J'étais spectateur discret parce que je n'étais pas dans la salle, j'étais au promenoir», a précisé le président du Front national, estimant qu'il avait assisté «à un spectacle qui est en effet très intéressant».
«C'est un homme qui a du cœur»
«Ça m'a surpris évidemment», a-t-il ajouté. «C'était assez différent du spectacle de chansonnier. Il y avait une ingérence de la politique qui était étonnante mais c'est l'affaire de M. Dieudonné, ce n'est pas la mienne», a-t-il poursuivi.
A la question de savoir s'il désapprouvait, il a répondu par la négative. «Je suis un spectateur, je regarde, je juge. Je trouvais que c'était étonnant, peut-être un petit peu choquant par la comparaison des sujets», a-t-il nuancé.
Parrain de la troisième fille de Dieudonné, le chef de file du FN a ajouté à propos de ce dernier que «ce n'est pas seulement un chansonnier de talent. C'est aussi un homme qui a du cœur», avec qui il a noué «des relations plus étroites qu'avec des gens ordinaires».
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Avec agence
INTERDIT DE SALLE ?
La ville de Montpellier a demandé mardi au Kawa Théâtre de déprogrammer un spectacle de l’humoriste, prévu les 17 et 18 février. Une déprogrammation «au nom des principes qui animent la ville», justifie Michaël Delafosse, l'adjoint au maire socialiste de Montpellier chargé de la culture, dans un courrier adressé au directeur du théâtre, dont copie a été transmise à l'AFP. «Il apparaît que Dieudonné a quitté le registre artistique pour une très dangereuse et perfide entreprise de haine dont la scène artistique n'est plus qu'un alibi», poursuit Michaël Delafosse, voyant dans l’invitation de Robert Faurisson «une volonté délibérée de provocations à caractère antisémite ne visant qu'à attiser la haine».
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