MARSEILLE - Ce schizophrène est jugé très dangereux après une tentative d'assassinat et un assassinat...
Joël Gaillard, le patient schizophrène
qui s'est échappé de son hôpital psychiatrique à Marseille, a un parcours «extrêmement perturbé depuis au moins 2000», a expliqué lundi le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest. Plusieurs fois hospitalisé d'office à Edouard-Toulouse, avec un séjour à l'UMD de Montfavet (Vaucluse), il a bénéficié de plusieurs sorties d'essai. C'est d'ailleurs après l'annulation d'un accord pour une permission de sortie à Noël qu'il s'est enfui.
Après des procédures début 2000 pour dégradations et tentative de vol par effraction, il agresse le 7 février 2000 un vigile à Marseille. La procédure pour violences avec arme est classée en avril 2000. Il est hospitalisé d'office à Edouard-Toulouse où il revient en janvier 2001 pour trouble à l'ordre public.
Deux non-lieu en quatre ans
Le 26 mai 2001, il frappe avec une barre de fer le directeur d'un centre équestre à Barcillonnette (Hautes-Alpes). Mis en examen pour tentative d'assassinat, il retourne à Edouard-Toulouse avant un non-lieu. Les experts diagnostiquent une psychose schizophrénique de type paranoïde.
Après plusieurs sorties d'essai et une fuite du bureau du médecin qui le recevait à Edouard-Toulouse, il tue à la hache le 9 mars 2004 à Gap Germain Trabuc, le concubin de sa grand-mère. Mis en examen pour meurtre avec préméditation, il bénéficie d'un nouveau non-lieu le 4 janvier 2005 et retrouve Edouard-Toulouse.
Depuis février, le parquet de Marseille a ouvert une information pour homicide involontaire à la suite d'une plainte déposée en août 2007 par un fils de Germain Trabuc contre le préfet de région, la direction d'Edouard Toulouse et deux médecins.
Avec agence