«Surtout, ne pas tomber malade pendant les fêtes!»

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Publié le 30 décembre 2008.

REVUE DE PRESSE - Après l'émotion suscitée par trois décès dans des hôpitaux en quelques jours, pour des motifs très différents, les éditorialistes estiment ce mardi que la France est malade de son système hospitalier...

Dans «La Croix», Florence Couret prévient: «Face aux enjeux de santé, l'Etat doit veiller à ne pas baisser la garde. Car il en va de l'hôpital comme de n'importe quel patient: à négliger les premiers symptômes, on laisse le mal s'aggraver.»

«Le “zéro mort” n'existant pas en médecine»

De son côté, Yves Thréard du «Figaro» affirme que «le “zéro mort” n'existant pas en médecine, rien ne prouve que plus de moyens, ainsi que le clament les syndicats, auraient permis d'éviter ces trois décès.» Bien que reconnaissant comme d'autres que «c'est l'ensemble du dispositif qu'il convient donc de reconsidérer», l'éditorialiste du quotidien libéral reproche aux syndicats de «monter en épingle des cas particuliers».

«La loi des séries vient malheureusement démontrer que le cri d'alarme des personnels médicaux n'était pas abusif», pense Francis Lachat («Le Courrier Picard»), qui souligne que même «si les deux affaires n'ont bien évidemment aucun rapport entre elles, elles sont pourtant très significatives d'un état déplorable du système de santé et surtout des hôpitaux».

«L'incontournable duo Bachelot-Pelloux»

Comme beaucoup de ses confrères, Jean-Pierre Bel, de «La Nouvelle République du Centre-Ouest», revient sur la polémique. «Problèmes de moyens, dénoncent les professionnels. Problèmes d'organisation, réfutent les pouvoirs publics. Et si c'était les deux?» écrit-il sans trancher, avant de conclure qu'on «n'a pas fini de revoir sur nos écrans l'incontournable duo Bachelot-Pelloux...»

Certain que cette «petite série (..) ne peut se confondre avec les lois du hasard», Patrice Chabanet, du «Journal de la Haute-Marne», assure qu'«à l'évidence, la France est malade de son secteur hospitalier", et n'hésite pas à écrire que «Roselyne Bachelot a pris bien des risques en mettant la polémique actuelle sur le dos d'un “procès politicien sur le manque de moyens”».

Des «réformes profondes» nécessaires

«Surtout, ne pas tomber malade pendant les fêtes!», conseille Chantal Didier dans «L'Est Républicain», en se demandant comment «comment une telle carence peut-elle advenir en Ile-de-France, région riche en hôpitaux?».

Enfin, Jacques Camus, dans «La République du Centre», prédit que «notre système de santé, sous perfusion depuis trop longtemps, devra bien se soumettre à des réformes profondes».
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