Vacances brésiliennes: pendant que Nicolas Sarkozy chauffe les oreilles des paparazzis, Carla explique qu'elle n'est plus une mangeuse d’hommes
Créé le 26.12.08 à 16h14
Mis à jour le 26.12.08 à 16h19
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RECIT - L'idylle de Noël au Brésil a été racontée par le menu par une presse brésilienne qui aime mêler vie publique et vie privée...
Oba oba oba... virevoltantes ces vacances présidentielles au Brésil. Pas un instant de répit, entre signatures de contrats militaires, détente sur les plages de Bahia et déclaration langoureuse de Carla Bruni-Sarkozy, qui glisse l’essentiel à «Marie-Claire» entre deux balades sur le front de mer: «Je ne suis plus une mangeuse d’hommes.»
Dans la presse internationale, cela donne «I'm no longer a
man eater», jolie référence au tube de
Nelly Furtado dont les chansons en portugais sont très appréciées au Brésil.
Une fois
le partenariat stratégique en matière de défense (sous-marins et hélicoptères équipés en commun) favorablement commenté, la presse brésilienne s’est intéressée aux dessous du séjour du Président et de sa «
tellement glamour» épouse, adulée par les éditorialistes du pays.
Bermuda fleuri pour Nicolas Sarkozy
Pas d’effet Sarkozy en particulier, la séparation entre vie privée et vie publique a toujours été fantasmagorique au Brésil. Dans
O Globo, on apprend ainsi qu’ils ont assisté mardi dernier à l’éclosion d’œuf de tortues à Itacaré, mêlés à un groupe de touristes. Carla avait un chapeau et les ongles parfaitement manucurés, note un journaliste transi. Nicolas Sarkozy avait lui un bermuda fleuri et une chemise noire.
On connaissait
l’admiration brésilienne pour Carla Bruni, mais le chef de l’Etat se fait également complimenter. José Teixeira, touriste de Brasilia, est ainsi sous le charme: «Ce n’est pas un imbécile (sic) comme Lula. C’est une personne sympathique qui fraye avec tout le monde.»
Le soir du réveillon, le couple avait une salle spécialement réservée à l’hôtel, et l’on apprend dans
O Globo qu’ils ont goûté le plat traditionnel brésilien de Noël, le peru assado (dinde rôtie, parfois farcie, parfois arrosée au Porto, ndlr). Et toujours dans la bonne humeur, écrit le quotidien: «Sarkozy sait se montrer sympathique et avenant avec les clients de l’hôtel.» Et ce «malgré l’irritation provoquée par la présence de journalistes.»
La malédiction des pêcheurs
Avec les paparazzis, en effet, ce n'est pas la romance passionnée, le président français se serait plaint auprès de son homologue brésilien d'être traqué par une presse extrêmement audacieuse. Et aurait même menacé de s'en aller.
Reste que
le cliché à la Une de tous les sites et journaux brésiliens, dévoilant le couple lors d’un jogging/marche sur la plage, et grosse publicité pour la marque à la virgule en passant, est l’œuvre d’un jeune garçon. Photographe de choc en herbe qui a été ensuite évacué par le service de sécurité.
Légère once de critique,
O Globo explique qu’il n’y a pas que Nicolas Sarkozy qui est dérangé ces jours-ci. Quelques voisins du luxueux hôtel d’Itacaré se sont plaints, et parmi eux Rosenilton Pinto Freitas. Rosenilton ne peut pas pêcher depuis deux jours en raison de la présence d’une frégate qui patrouille le long des côtes, pour cause de sécurité, et cela l’agace.
Nicolas Sarkozy et les pêcheurs, voilà décidément une histoire sans fin.
M.Gr. et A.P.
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