ESSONNE - Il pourrait être poursuivi sur le plan civil, s'il est établi que ce sont bien ses tirs involontaires qui ont endommagé une catenaire...
La garde à vue d'un chasseur, dont les tirs involontaires sur une caténaire à Saint-Martin-de-Bréthencourt (Yvelines) pourraient provoquer dimanche d'importants retards de TGV Atlantique, a été levée ce lundi à 18h15.
Le chasseur s'était présenté en début d'après-midi avec un autre chasseur à la gendarmerie de Saint-Arnoult-en-Yvelines. L'homme a reconnu avoir tiré dimanche vers un chevreuil, atteignant probablement la ligne SNCF située en contrebas. L'horaire correspond avec les première chutes de tension sur la ligne.
Des poursuites restent possibles
Les enquêteurs vont maintenant vérifier que le calibre des balles utilisées par le chasseur correspond avec l'impact sur la caténaire. Le chasseur «pourrait être poursuivi sur un plan civil», selon le colonel Joël Ferry, commandant de la section de recherches de Versailles, précisant que «cela reste néanmoins à l'appréciation du parquet».
Le procureur de la République de Versailles, Michel Desplan, a indiqué de son côté «qu'aucune décision n'avait été encore prise sur les poursuites judiciaires à donner à cette affaire». Il avait auparavant écarté «a priori, la thèse d'un acte de malveillance ou celle d'un attentat».
L'hypothèse de Guillaume Pépy mise à mal
C'est pourtant l'hypothèse qui avait été retenue par Guillaume Pépy. Le président de la SNCF avait annoncé «à nouveau
un acte de malveillance, (survenu) à quelques kilomètres de Marcoussis dans l'Essonne
où s'était passé, il y deux mois, un tir à la carabine. C'est exactement la même malveillance, c'est-à-dire un impact de balle sur la caténaire.»
Le 1er novembre, des tirs ayant endommagé une caténaire à Marcoussis,
avaient déjà occasionné de très importants retards des TGV Atlantique.
MD avec agence