POLITIQUE - «Ce serait une erreur de retenir ses critiques», disait Dominique de Villepin ce jeudi matin sur France Inter. Force est de constater qu'il a pris soin de l'éviter. En dix minutes, il a passé au crible toute la politique du gouvernement.
«Ce serait une erreur de retenir ses critiques», disait Dominique de Villepin ce jeudi matin sur France Inter. Force est de constater qu'il a pris soin de l'éviter. En dix minutes, il a passé au crible toute la politique du gouvernement.
Plan de relance. «Cela n'est pas suffisant pour aider notre pays dans la phase actuelle». Pour lui, il faut «sans doute ne pas faire l'impasse sur la consommation», et aussi miser sur «l'économie de la connaissance». Il donne des pistes, celle de la baisse de la TVA, et l'extension de la prime à la casse pour les voitures d'occasions de moins de deux ans d'âge.
L'audiovisuel public et le travail du dimanche. Selon lui, ce sont des «débats stériles et inutiles». Concernant l'extension de cinq à huit dimanche travaillé, il a tonné «tout ça pour ça». Sur l'audiovisuel public, il la noùmination par le le chef de l'Etat du président de France Télévisions constitue «une régression sur le plan des libertés publiques». Plus généralement, il redoute «une marginalisation progressive», avec «moins de moyens, peut-être moins de crédibilité».
Sarkozy. «La tentation dans cette période là c'est peut être de diviser pour mieux régner, je pense qu'au contraire il faut faire un effort de rassemblement..Pas assez de voix dans notre majorité et dans la vie politique. Il pointe un «risque de solitude et d'enfermement du pouvoir».
Une crise sociale comme en Grèce? «Souvent, on discutait de ces questions avec Nicolas Sarkozy. Il a toujours eu une conviction profonde qui est que, quand ça va très mal, le risque social est moins grand. Moi, je n'ai jamais partagé cette analyse»,selon Dominique de Villepin.
E.J.