Travail du dimanche: Les débats, suspendus à l'Assemblée, reprendront en 2009

Publié le 18 décembre 2008.

POLITIQUE - François Fillon annonce qu'ils attendront que «que les esprits se soient calmés»...

Le débat sur la «dérogation au repos dominical» reprendra «tranquillement en janvier après que les esprits se soient calmés». Cette annonce de François Fillon fait allusion à la nuit de mercredi à jeudi, qui a été agitée à l'Assemblée nationale. A tel point que le patron des députés UMP Jean-François Copé a demandé la levée prématurée de la séance, déplorant «les injures et les menaces» de l'opposition lors du début de la discussion, qui ne reprendra qu'en janvier 2009.

>>> Vos questions au député UMP Marc Le Fur sur le travail du dimanche.

La séance a effectivement été levée par Bernard Accoyer avant minuit, après plusieurs interruptions, et vu l'heure tardive. Elle avait commencé mercredi soir dans une ambiance explosive, la gauche ayant visiblement décidé de mener un nouveau combat contre le gouvernement après plus de trois semaines de bataille contre la réforme de l'audiovisuel.

«Oui au repos le dimanche»

Les députés de gauche avaient d'entrée vivement protesté dans l'hémicycle, affirmant avoir reçu un «rapport complémentaire» sur le texte juste avant le début de la séance. Les députés PS aboraient un badge rouge «Oui au repos le dimanche».

«Nous ne voulons pas de la généralisation du travail dominical mais la prise en compte de situations spécifiques», a répondu le député de la 2e circonscription du Rhône Richard Mallié (UMP) auteur de la proposition de loi, dont l'examen a commencé à 21h30.

L'UMP minoritaire?

Au bout de dix minutes, le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, avait déjà demandé une suspension de séance. La gauche en avait demandé des dizaines pendant l'examen du texte sur l'audiovisuel.

Jean-François Copé a nié avoir demandé une levée de la séance parce qu'il craignait que l'UMP, déjà divisée sur la question du travail le dimanche, ne se retrouve en minorité face à l'opposition avant le vote d'une première motion de procédure.

Rendez-vous en 2009

«Je pense que l'UMP était très minoritaire alors que la gauche était très mobilisée. Il y a un malaise à l'UMP», a commenté Jean-Marc Ayrault, qui a ajouté qu'«on voit une UMP désemparée qui se couche toujours devant les oukazes du président». Nicolas Sarkozy, dont le patron des députés PS évoque «la défaite(...)avant Noël il n'aura pas son cadeau.»

>>> Vous avez été nombreux à débattre sur le sujet, continuez à nous donnez votre avis sur le travail du dimanche ici
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