Echec interdit pour la nouvelle Mégane. Et pour cause, Renault réalise 30 % de ses ventes (Scénic comprises) sur un segment des compactes qui pèse lourd (un tiers du marché européen). D'autant qu'il faut faire oublier les méventes de la Laguna III. Le Losange a donc dessiné une compacte qui affiche plus de personnalité que sa familiale - ce qui n'est guère difficile -, sans tomber dans l'extravagance. Mais l'ensemble n'a pas de quoi faire tourner les têtes. Ce rôle reviendra au coupé, lancé en janvier. A l'intérieur, la finition et l'ergonomie donnent satisfaction, se rapprochant de la référence Golf. Avec un original compteur central digital, dont la couleur varie du vert au rouge en fonction de la consommation. Si l'habitabilité arrière reste un peu juste, le coffre a enfin une capacité digne de ce nom : 372 dm3, plus 32 dm3 sous le plancher.
Le moteur Diesel 1,5 l 110 chevaux (avec filtre à particules) représente le juste milieu, assez disponible et d'une consommation sage, inférieure à 6 l/100 km. Dommage qu'il soit desservi par une boîte de vitesses au maniement très désagréable. Rien à dire pour la tenue de route, qui monte d'un cran en termes d'efficacité, au détriment du confort. Là, la Mégane ne peut plus faire référence. Dans sa finition Expression, elle est dotée de tout ce qu'il faut : allumage automatique des feux, climatisation bi-zone, radio CD, régulateur de vitesse... Au final, la Mégane III est réussie, bien conçue, rationnelle. Peut-être trop.