Le chanteur Daniel Guichard donne de la voix après une descente de gendarmerie au collège

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Publié le 18 décembre 2008.

FAIT DIVERS - Le crooner a été outré à la vue d'élèves alignés face au mur de l'établissement et reniflés par des chiens...

C’est un cri du cœur, un cri qui vient de l’intérieur. Daniel Guichard, le tendre et rassurant crooner des années 1970 s’est élevé contre l'opération menée lundi matin à 7h30 devant le collège de Vendres (Hérault) par les gendarmes de la brigade de Valras, sur réquisition du procureur de la République de Béziers.

Alors qu’il emmène ses enfants à l’école (dans son camping-car mythique?), Daniel Guichard voit des élèves alignés devant l’établissement. «Voir les enfants des cars de ramassage scolaire attendre leur tour pour descendre et se mettre face au mur, afin de permettre aux chiens de renifler leur cartable pour y découvrir d'éventuels stupéfiants, pour moi, c'est un spectacle affligeant qui m'a choqué», explique le chanteur au «Midi Libre».

Il en tremble d’émotion, Daniel, comme quand il interprétait «Mon Vieux» en 1975 à la mémoire de son défunt père. Il immortalise la scène à l'aide de son téléphone portable, et s’oppose assez vivement à un gendarme. Dans la foulée, il contacte son quotidien local, qui titrera finement «Le contrôle devant le collège de Vendres met en pétard Daniel Guichard».

«Mais ça, nos intellectuels n'y ont pas pensé»

Il s’en va ensuite rédiger un courrier adressé à Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, où il exprime sa «colère» et son «dégoût». Il est outré: «Avec ce type d'action, les petits cracks, s'il y en a, vont devenir de vraies vedettes mais ça, nos intellectuels n'y ont pas pensé!»

Prudente, surtout depuis la descente de gendarmerie musclée menée au collège de Marcias (Gers) le 19 novembre dernier, la direction de l'établissement explique que l'opération a été fructueuse et s'est déroulée dans d'excellentes conditions: «La majorité des parents présents a d'ailleurs approuvé l'initiative et le déroulement de cette intervention.»

Pour calmer Guichard rebelle comme un gitan d’antan, le colonel Agostini, commandant du groupement de l'Hérault, s’est expliqué au «Midi Libre», dans un souci de transparence qui tranche avec nombre de brigades gendarmerie: «Cette recherche de stupéfiants s'est faite dans un cadre judiciaire clair, avec l'aide du Groupe d'intervention cynophile de Montpellier. On a bien travaillé en amont avec la principale. Et tout s'est parfaitement déroulé. Au vu de cette polémique, je crains qu'il y ait un décalage entre des positions idéologiques de certaines personnes et ma réalité de terrain.»

Allez Daniel, faut pas pleurer comme ça:


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