PORTRAIT - Cet industriel français d'origine berbère occupera plus exactement le poste de «commissaire à la diversité et à l'égalité des chances»...
Yazid Sabeg a été nommé «Monsieur Diversité» par Nicolas Sarkozy ce mercredi. Cet industriel français d'origine berbère occupera plus exactement le poste de «commissaire à la diversité et à l'égalité des chances».
Né en 1950 à Guelma en Algérie, cet aîné d'une famille de treize enfants est un fervent défenseur de la discrimination positive et est notamment à l'origine de la Charte de la diversité lancée fin 2004 avec Claude Bébéar. Nommé il y a quelques mois à la tête de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), le patron de Communication et systèmes, entreprise spécialisée dans l'industrie des matériels de surveillance et de télécommunication, est également auteur du «manifeste pour l'égalité réelle».
Il l'a lancé le 8 novembre dernier dans la foulée de l'élection de Barack Obama. Et avec le soutien d'une certaine Carla Bruni-Sarkozy. Rappelant qu'elle fut marraine de SOS Racisme, la Première dame déclarait alors dans le «JDD»: «Les gens des cités doivent devenir le pouvoir à leur tour». Juste dans la page mitoyenne d'une tribune de Yazid Sabeg...
«Ni de droite ni de gauche»
«En négligeant sa propre diversité, la France désespère une large frange de sa jeunesse et l'empêche d'être fière de son pays. Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l'ordre qui restent vains et incompris», pouvait-t-on lire dans ce manifeste, signé par des responsables politiques de divers bords, comme Jean-François Copé et Patrick Devedjian (UMP), Dominique Voynet (Verts), Christiane Taubira (PRG), ou encore Arnaud Montebourg (PS).
Auteur de «La discrimination positive. Pourquoi la France ne peut y échapper?» (Calmann Lévy) et de «La Diversité dans l'entreprise, comment la réaliser»? (Ed. d'Organisation), Yazid Sabeg, proche de Raymond Barre qu'il a eu comme professeur à l'université de Paris-I au début des années 1970, se dit «ni de droite ni de gauche». Ce franc-maçon bénéficie d'un vaste réseau dans le monde politique comme dans celui des affaires et notamment de l'énergie et du pétrole.
Celui lui a parfois causé quelques souci: il fut mis en examen en mai 2002, pour «exportation sans déclaration de marchandises prohibées» vers l'Angola, avant qu'un non-lieu soit prononcé deux ans plus tard.
Sur Monster.fr, et accédez en exclusivité aux toutes dernières offres, à des conseils personnalisés et des opportunités de développer votre réseau professionnel !