FOOTBALL - Dans une interview à «Aujourd'hui Sport», le supporter marseillais revient sur son retour chez lui et ses conditions en détention...
Plus que sa liberté, Santos a retrouvé sa place. Dimanche soir au Stade Gerland, dans le kop des Ultras, le supporter marseillais chantait à nouveau pour encourager son équipe. Un plaisir tout simple auquel il n’avait plus goûté depuis un peu plus deux mois et ce sinistre match de Ligue des Champions entre l’OM et l’Atlético Madrid.
Dans les colonnes d’«Aujourd’hui Sport», Santos Mirasierra explique qu’il «ne pouvait pas s’en passer» et qu’il a décidé de «se rendre à Lyon en famille pour retrouver enfin l’ambiance des stades.»
Il revient aussi sur ses conditions de détention, qualifiées «d’assez bonnes».
Dans sa prison de Soto Del Real, à 70 kilomètres de Madrid, il séjournait dans une cellule refaite à neuf. «Il y avait même encore des meubles sous plastique.» Hormis quelques frictions avec un supporter de l’Atlético, également incarcéré, le meneur des Ultras n’a «jamais eu aucun problème. Pas un mot déplacé, ni de la part des gardiens, ni des détenus.»
Manger à nouveau du chorizo
Depuis son retour chez lui à Miramas, Santos refuse l’étiquette de héros que lui attribuent tous les fans du Vélodrome. «Je ne suis pas un héros, mais juste un supporte r qui a été victime d’une injustice. Je n’ai pas sauvé des vies humaines.» Preuve qu’il n’est qu’un supporter parmi d’autres, Santos a aussi renoué avec ses petites habitudes en retrouvant son appartement près de Marseille.
«La première chose que j’ai faite, c’est manger du chorizo (…) Aujourd’hui, certaines choses simples ont une saveur particulière, comme faire du vélo dans la garrigue ou boire un bon Coca frais.» Ignorant les menaces de mort dont il a été victime à son retour, Santos préfère aussi ne pas penser à son procès en appel. «On espère juste que la sanction soit réduite à moins de deux ans pour que je n’aie pas à retourner en prison…»
R.S.