Le duel entre Olympiques, dimanche à Gerland, n'a pas atteint des sommets. C'est même un doux euphémisme tant le jeu proposé par le leader lyonnais et son dauphin marseillais a été pauvre voire même à la limite du désespérant. Au final, les deux formations se sont séparées sur un résultat nul et vierge (0-0) qui fait surtout les affaires des poursuivants, Bordeaux et Paris, qui avec 32 points reviennent à hauteur de l'OM et à trois longueurs de l'OL.
La faute aux défenses qui ont pris le pas sur les attaques, de part et d'autre. Une satisfaction pour Marseille où l'arrière-garde a souvent été critiquée depuis le début de saison en raison de sa fébrilité et de sa perméabilité (21 buts encaissés en 18 journées de L1). « Je suis content car le secteur le plus critiqué ces derniers mois est devenu le secteur le plus fort de l'équipe depuis quelques matchs », se réjouit Eric Gerets.
En cause, la charnière centrale au sein de laquelle Ronald Zubar a souvent commis des erreurs de jeunesse que l'OM a payé cash. Mais après avoir touché le fond face à Lille (2-2) le 23 novembre, le défenseur central n'a cessé de monter en puissance. « Je suis heureux de ne pas l'avoir sorti de l'équipe, renchérit l'entraîneur. Aujourd'hui, il est beaucoup plus calme et posé, il dégage moins à l'emporte-pièce », et il rassure notamment sur les dégagements aériens comme ce fut le cas dimanche où il était opposé à un sacré client en la personne de Karim Benzema. Mais avec Zubar, c'est aussi tout le bloc défensif marseillais qui a progressé. « Comme depuis trois matchs, on s'est montrés costauds et solidaires à Lyon. On fait les efforts ensemble en tirant tous dans le même sens », affirme le gardien Steve Mandanda. De bon augure pour la suite du championnat comme l'avoue Gerets : « Si mon équipe continue de progresser sur ces faiblesses, on devrait être bien armés pour le titre. »