Le tribunal n'aura pas été plus réceptif en appel. La cour de Colmar a confirmé hier le jugement rendu en première instance à l'égard de Sabine Rinckel. Cette Strasbourgeoise électrosensible a été de nouveau déboutée hier. Elle réclamait à son bailleur social, CUS Habitat, un relogement dans une zone épargnée ou faiblement exposée aux ondes émises par les antennes-relais de téléphonie mobile. La plaignante réclamait aussi 5 000 euros pour préjudice moral. Elle a été condamnée aux dépens (frais judiciaires). Dans leur arrêt, les juges relèvent que « la requérante a produit quelques certificats médicaux » qui, à l'exception d'un seul, « ne font pas état de problèmes d'hypersensibilité médicalement constatés » et qu'elle « ne démontre pas que celle-ci est imputable aux antennes-relais ». Rinckel a réagi en soulignant qu'elle « s'attendait » à ce jugement, mais qu'elle n'en resterait pas là. Elle a engagé une procédure visant cette fois les opérateurs de téléphonie mobile pour « trouble de jouissance ».
L. M.