Il n'y avait personne hier dans le box des accusés de la cour d'assises du Bas-Rhin. Cette dernière jugeait selon la procédure du « défaut criminel » (ex-contumace) Khaled Ben Saïd, ancien vice-consul de Tunisie, en poste à Strasbourg entre 2000 et 2001. L'ex-diplomate doit répondre d'actes de torture qu'il aurait commis en octobre 1996 sur Zoulaikha Gharbi, dans un commissariat de Jendouba (nord-ouest de la Tunisie). Il est poursuivi en France en vertu du principe de « compétence universelle ».
La victime présumée a livré un témoignage confus, semant le doute sur la culpabilité de Ben Saïd. Elle a raconté que le vice-consul l'avait insultée et frappée avec un bâton. Puis, après avoir ordonné à ses hommes de la « déshabiller » et de la « torturer », Ben Saïd se serait éclipsé. Une déclaration qui a fait tiquer le président du tribunal, celui-ci relevant que, dans sa plainte, la plaignante affirmait que l'accusé avait participé à l'intégralité des faits. Le verdict était attendu dans la nuit.
A Strasbourg, Ludovic Meignin