Pas question de ranger les banderoles, seule une bataille ayant été remportée à leurs yeux. Hier près de 2 000 lycéens ont manifesté à Nantes, malgré l'annonce du report. Et les lycéens des syndicats de l'UNL et de la Fidl ont maintenu hier leur mot d'ordre de manifestations pour aujourd'hui et jeudi après avoir reconnu - du bout des lèvres - le report comme une « avancée ». « Nous voulons des garanties sur la réforme du lycée. Si nos revendications ne sont pas prises en compte, l'hiver sera chaud », prévient Antoine Evennou, de l'UNL.
Les lycéens espèrent notamment profiter de la brèche ouverte pour demander au ministre l'assurance qu'aucun poste ne sera supprimé au lycée en 2010 afin d'améliorer les conditions d'encadrement... Ce que Xavier Darcos a toujours promis. Les suppressions de postes massives - 11 200 en 2008, 13 500 en 2009 - n'affectent pour l'heure pas le second degré.
Reste que les cortèges vont vraisemblablement perdre en forces vives étant donné le lest lâché hier par le gouvernement. Les lycéens n'ayant pas cours pendant les vacances de Noël, la mobilisation pourrait s'effilocher. A moins que quelques irréductibles ne se laissent pas aussi facilement couper l'herbe sous le pied ?
L. de C.