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Des anonymes revendiquent le sabotage de lignes SNCF en France et en Allemagne

Un employé de la SNCF inspecte la caténaire d'une voie ferrée, le 11 Septembre 2008 à Strasbourg
Un employé de la SNCF inspecte la caténaire d'une voie ferrée, le 11 Septembre 2008 à Strasbourg/Patrick Hertzog AFP/Archives

ENQUETE - Nouveau rebondissement dans l'affaire Tarnac?...

Nouveau rebondissement dans l'affaire Tarnac? Des anonymes ont revendiqué dans une lettre en allemand au quotidien de gauche berlinois Tageszeitung des actes de sabotage contre des lignes de chemin de fer en France et en Allemagne en novembre.

«Parce que nous en avons ras le bol, nous avons dirigé aujourd'hui aux aurores notre colère contre les lignes de transport de (déchets) nucléaires», écrivent les auteurs de cette missive reçue mi-novembre par la TAZ, dont l'AFP a eu copie.

«En souvenir de Sebastian»

La police française enquête sur des actes de sabotage commis en novembre contre les chemins de fer français, qui ont entraîné de fortes perturbations. Le mode opératoire est d'accrocher un fer à béton dans la caténaire. Retardé par d'énormes manifestations, un convoi de déchets nucléaires retraités en France avait également mis plus de trois jours pour arriver à un centre de stockage du nord de l'Allemagne le week-end du 11 novembre.

«Avec des incendies criminels et des crochets métalliques, nous avons donné le signal de notre résistance sur les lignes Paris-Strasbourg, Paris-Lille, Paris-Rhône-Alpes, Paris Bourgogne, Ludwigshafen-Mayence (ouest), Kassel-région de la Ruhr (centre et ouest), région de la Ruhr-Hanovre (idem), Brême-Hambourg (nord) et plusieurs lignes des environs de Berlin», poursuit cette lettre.

Ses auteurs signent «En souvenir de Sebastian» (sic), probablement en référence à Sébastien Briat, un jeune militant antinucléaire mort écrasé le 7 novembre 2004 en Lorraine par un train «Castor» chargé de déchets nucléaires allemands à destination de La Hague (ouest de la France).

«Liens tissés en Europe au sein de l'ultragauche»

Julien Coupat et sa compagne sont toujours en détention provisoire dans l'enquête française sur ces sabotages. Ils sont soupçonnés d'être à l'origine de ces dégradations et d'appartenir à un groupe anarcho-autonome auto baptisé «cellule invisible».

Selon RTL, la section antiterroriste chargée de l'enquête estime que cette lettre ne disculpe pas le groupe de Tarnac mais prouve au contraire les liens tissés en Europe au sein de l'ultragauche.
Avec agence
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