La cour d'appel de Colmar a débouté ce lundi, faute de preuve, Sabine Rinckel, une Strasbourgeoise électrosensible de 44 ans qui réclamait à son bailleur social un relogement dans une zone à l'abri des ondes émises par les antennes-relais de téléphonie mobile.
Elle assure ressentir des douleurs à leur proximité et réclamait le remboursement de neuf mois de loyers et 5.000 euros pour préjudice moral.
L'hypersensibilité et le lien avec les antennes pas établis
Dans son arrêt, la cour d'appel de Colmar confirme le jugement de première instance en relevant que «la requérante a produit quelques certificats médicaux qui, à l'exception d'un seul, ne font pas état de problèmes d'hypersensibilité médicalement constatés».
Elle a ainsi donné tort à Mme Rinckel qui estimait que son bailleur, CUS Habitat, était responsable des «troubles de jouissance» et de santé qu'elle subissait du fait d'être obligée de loger à proximité des antennes-relais.