JUSTICE - Le verdict a été accueilli par un torrent d'insultes et de menaces émanant des proches des accusés...
Un épilogue
à la hauteur de l'ensemble du procès d'Antonio Ferrara. C'est un torrent d'insultes et de menaces à l'encontre de la cour qui a accueilli le
verdict dans la nuit de dimanche à lundi à la cour d'assises de Paris. Le braqueur a été condamné à 17 ans de réclusion pour sa
spectaculaire évasion de Fresnes en mars 2003, et l'avocat
Karim Achoui à sept ans de prison pour complicité.
Lourde peine pour Kroziz, l'ancien surveillant de prison
Achoui a été placé immédiatement en détention. Idem pour Hocine Kroziz, ancien surveillant de Fresnes, reconnu coupable de
complicité et condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Pour quatre autres accusés, reconnus comme membres du commando et coupables de tentative d'assassinat, ce sera 15 ans de prison.
Concernant les 12 autres accusés, la cour a prononcé deux acquittements et des peines allant de quatre mois de prison avec sursis jusqu'à 11 ans de réclusion.
La salle d'audience bouclée
Chauffé par des heures d'attente, le public a éclaté au moment où l'un des accusés, Stefano Belli, condamné à quatre ans d'emprisonnement alors qu'il comparaissait libre, était appréhendé. «Sale pute», ont lancé plusieurs accusés à la présidente Janine Drai, tandis qu'une bouteille d'eau volait en direction des juges et des jurés.
Un grand mouvement de foule a ensuite porté le public vers les barrières les séparant du prétoire, défendues par les forces de l'ordre. Quelque 70 gendarmes, qui avaient pris place à l'intérieur de la salle d'audience, ont bouclé les issues pendant une dizaine de minutes.
Pas de sang sur les mains
Dans le prétoire même l'avocat Patrick Maisonneuve, un des défenseurs de Karim Achoui, a lancé à l'égard des parties civiles: «Alors, vous êtes contents, vous avez eu la peau d'un avocat!»
Le public a finalement quitté la salle sans violence, tandis que dans les couloirs du palais de justice, Maître Lionel Moroni, l'un des défenseurs d'Antonio Ferrara, qui a été condamné à 17 ans de réclusion criminelle, s'est indigné contre cette sentence prononcée contre «un homme qui n'a pas de sang sur les mains».
Dix semaines de débats n'ont toutefois pas permis d'identifier les auteurs des rafales de tirs contre les deux miradors pris pour cible lors de
l'attaque du 12 mars 2003. Plus de 80 impacts de balles avaient été relevés sur les deux structures.
J.M. avec agence