Ses adversaires appelleront ça un recul. Son entourage préfère parler d'une évolution de sa réflexion. Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé hier dans Le Journal du Dimanche que les sciences économiques et sociales (SES) feront partie des enseignements obligatoires dispensés en seconde à la rentrée 2009. Jusqu'à présent, la réforme prévoyait de séparer les sciences éco, enseignées dans un tronc commun obligatoire, des sciences sociales, proposées en option. De quoi faire hurler les professeurs de SES et les syndicats.
« C'est un choix idéologique, le gouvernement ne veut pas des sciences sociales parce qu'il y est question de droits sociaux », dénonçait Roland Hubert, du Snes-FSU. Depuis hier, l'argument ne tient plus. Selon un conseiller du ministre, « une rencontre avec des lycéens ainsi que des avis d'experts ont convaincu Xavier Darcos que l'apprentissage des SES était nécessaire pour former les citoyens du XXIe siècle. » La nouvelle n'a pas stoppé l'opposition à la réforme du lycée. « Les craintes demeurent entières pour l'avenir des enseignements technologiques et sur les conditions dans lesquelles les professeurs devront travailler », souligne Roland Hubert. La FSU appelle à des « réveillons revendicatifs » dans les lycées, ce soir.